Gleb Pugachyov vient enfin de trouver le fond du filet, mais son premier but de la saison ne fait pas disparaître les inquiétudes entourant son développement en Russie.
L’espoir de première ronde du Canadien de Montréal traverse une période difficile, et son utilisation par ses équipes soulève de sérieuses questions.
Lundi, le gros attaquant a finalement inscrit son premier but de la campagne avec le Chaika de Nijni Novgorod, dans la MHL, le circuit junior russe. À son huitième match de la saison dans cette ligue, il a reçu une belle passe dans l’enclave avant de décocher un tir sur réception qui n’a laissé aucune chance au gardien adverse.
Il s’agit de son premier but et de son deuxième point de la saison dans la MHL. Une réussite qui devrait lui faire du bien, surtout après les dernières semaines qu’il vient de traverser.
Car derrière ce but, la situation est difficile à comprendre.
Gleb Pugachyov (MTL) scores his first goal of the season! https://t.co/85zYCkaHNR
— dylan griffing (@GriffingDylan) November 2, 2026
Pugachyov a été sélectionné au 26e rang du dernier repêchage de la LNH par le Canadien. Montréal a investi un choix de première ronde dans un attaquant de 6 pieds 3 pouces et 198 livres, reconnu principalement pour son gabarit, son jeu physique et sa capacité à imposer sa présence.
Il n’a toutefois jamais été présenté comme un marqueur naturel capable de produire offensivement à un rythme exceptionnel. Son développement doit passer par plusieurs étapes, notamment l’amélioration de sa mobilité, de sa constance et de sa compréhension du jeu.
Or, comment peut-il progresser s’il ne joue pratiquement pas?
Au cours des 20 derniers jours, Pugachyov n’aurait obtenu qu’environ huit minutes de temps de glace, selon les informations rapportées par Grant McCagg. Une utilisation qui inquiète pour un jeune joueur qui a besoin de répétitions et de véritables occasions pour retrouver son rythme.
La situation est d’autant plus particulière qu’il a été rappelé dans la KHL au mois d’octobre. Pendant ce court séjour avec le Torpedo, il a été laissé de côté à deux reprises, puis utilisé pendant seulement 6 min 32 s et 1 min 48 s lors de ses deux autres apparitions.
Au total, ses occasions de jouer au plus haut niveau russe ont été presque inexistantes.
Il faut aussi rappeler que Pugachyov a subi une commotion cérébrale au début de la saison. Cette blessure a nui à sa préparation et l’a privé de plusieurs rencontres. Son retour au jeu a donc demandé une période de réadaptation, ce qui peut expliquer une partie de ses difficultés actuelles.
Néanmoins, son utilisation demeure préoccupante. Un espoir de 18 ans ne peut pas développer son jeu en passant la majorité de son temps sur les gradins ou avec quelques présences limitées.
Son premier but arrive donc à un moment important. Il pourrait lui permettre de retrouver un peu de confiance et, surtout, de convaincre son entraîneur de lui accorder davantage de responsabilités avec Chaika.
Le Canadien doit certainement suivre son évolution de près. Pugachyov possède encore beaucoup de temps pour progresser, mais sa situation actuelle rappelle à quel point le développement des espoirs évoluant en Russie peut être difficile à suivre et à contrôler.
Son contrat en Russie est valide jusqu’à la fin de la saison 2027-2028. Montréal avait néanmoins évoqué, après le repêchage, une possibilité de le voir traverser l’Atlantique avant cette échéance.
Pour l’instant, le plus important est qu’il puisse jouer régulièrement. Son premier but est une bonne nouvelle, mais le véritable soulagement viendra lorsqu’il obtiendra enfin les minutes nécessaires pour montrer ce qu’il peut devenir.
Le choix de première ronde du Canadien a besoin de glace, pas d’une place permanente au bout du banc.
Ouch...
