Méga transaction: la vie de Kent Hughes chamboulée

Méga transaction: la vie de Kent Hughes chamboulée

David Garel
Le 2026-06-23

La transaction de Bowen Byram à Chicago vient de changer complètement la vie de Kent Hughes.

Depuis plusieurs semaines, les partisans du Canadien surveillent le feuilleton Matthew Knies avec attention. Le nom de Knies circule constamment. Toronto écoute. Montréal rêve. Kent Hughes possède toujours ses choix de première ronde, plusieurs espoirs intéressants et des actifs capables d’alimenter une discussion.

Mais une réalité saute aujourd’hui aux yeux.

Le quatrième choix appartient maintenant aux Sabres de Buffalo.

Et pendant longtemps, ce quatrième choix représentait probablement la plus grande menace pour le Canadien de Montréal.

Les Blackhawks étaient identifiés comme l’une des équipes les plus agressives dans le dossier Knies. Plusieurs informateurs rapportaient que Chicago cherchait activement un ailier capable d’accompagner Connor Bedard sur son premier trio. Matthew Knies cochait toutes les cases.

Jeune.

Physique.

Capable de marquer.

Capable de jouer les matchs importants.

Capable de protéger ses vedettes.

Surtout, Chicago possédait quelque chose que peu d’équipes pouvaient offrir : le quatrième choix au total.

Lorsque Bowen Byram a pris le chemin des Blackhawks, cet actif a disparu du marché.

À Montréal, plusieurs ont immédiatement vu une excellente nouvelle.

Mais voilà que la vie de Kent Hughes est chamboulée à nouveau.

Non seulement les Sabres viennent de dire à la LNH que le 4e choix au total était disponible pour une transaction, Buffalo était l'équipe la plus agressive avec Montréal pour Knies lors de la dernière date limite.

Et par-dessus tout, les commentaires de John Chayka viennent de plomber un peu plus l'espoir de Hughes d'obtenir l'attaquant de puissance des Leafs.

Le nouveau directeur général de Toronto n’a pas fermé la porte complètement à une transaction. Au contraire. Il a reconnu que tout est possible dans la LNH.

Mais il a aussi envoyé un message très clair à tous les directeurs généraux qui appellent Toronto.

Le prix sera monstrueux.

Chayka ne parle pas de Matthew Knies comme d’un bon jeune joueur.

Il parle d’un joueur pratiquement impossible à remplacer.

Il parle d’un attaquant de puissance de 23 ans qui combine le gabarit, le coup de patin, le talent offensif, le jeu physique et la capacité de performer dans les grands moments.

Dans son esprit, échanger Knies n’a de sens que si Toronto devient immédiatement une meilleure équipe.

Pas dans deux ans.

Pas dans trois ans.

Maintenant.

C’est là que le dossier se complique pour Montréal.

Selon ce qui circulait au cours des derniers mois, le Canadien aurait été prêt à construire une offre autour d’Alexander Zharovsky, de deux choix de première ronde et de Bryce Pickford.

Sur papier, c’est énorme.

Dans plusieurs dossiers à travers la ligue, un tel package serait suffisant pour faire réfléchir n’importe quel directeur général.

Mais lorsqu’on lit entre les lignes des déclarations de Chayka, on comprend rapidement que ce genre d’offre risque de ne pas être assez.

Le DG torontois ne cherche pas simplement des actifs.

Il cherche de l’impact.

Une différence importante.

Des choix de première ronde, c’est séduisant.

Des espoirs, c’est séduisant.

Mais Knies est déjà devenu ce que les équipes espèrent trouver avec ces choix et ces espoirs.

Voilà pourquoi le marché devient presque impossible.

Toronto regarde un attaquant de 23 ans qui vient de signer un contrat de six ans à 7,75 millions de dollars par saison.

Un ailier capable de marquer, de frapper, de jouer sur l’avantage numérique, d’évoluer avec les meilleurs joueurs du monde, qui a encore plusieurs années devant lui avant d’atteindre son sommet.

Les organisations passent des décennies à chercher ce type de joueur.

Lorsqu’elles le trouvent, elles le gardent habituellement.

À moins que le 4e choix au total des Sabres et la chance de sélectionner un défenseur comme Chase Reid puisse convaincre Toronto d'envoyer Knies à Buffalo?

Chicago possédait probablement l’une des rares cartes capables de faire réellement hésiter Toronto.

Cette carte appartient maintenant aux Sabres.

Ouch.

Les propos de Chayka donnent l’impression qu’il tente surtout de faire monter les enchères.

Plusieurs équipes appellent, s’informent, rêvent de mettre la main sur Knies.

Le DG des Leafs veut maintenant voir jusqu’où elles sont prêtes à aller.

Et lorsqu’on regarde les récentes transactions à travers la LNH, les prix sont complètement fous.

Simon Nemec a rapporté deux choix de première ronde et un choix de 2e ronde.

Jordan Kyrou a rapporté Connor McMichael et le 16e choix au total.

Bowen Byram et Jordan Greenway viennent de coûter le quatrième choix au total, le 45e choix et Louis Crevier. Un prix complètement fou!

Dans ce marché, Matthew Knies vaut encore plus la lune.

Kent Hughes possède encore des munitions.

Le choix numéro 28.

Le choix de première ronde de 2027.

Des espoirs de qualité.

Des jeunes joueurs qui intéressent plusieurs organisations.

Mais après avoir entendu John Chayka parler de Knies, une question devient incontournable.

Le Canadien est-il prêt à payer le prix réel?

Hughes est-il prêt à sacrifier Alexander Zharovsky ou Michael Hage?

Est-il prêt à sacrifier Kaiden Guhle qui voit sa valeur exploser. Si Byram vaut un 4e choix au total, que vaut le défenseur du CH?

Ou Kent Hughes découvre-t-il tranquillement qu'il est en retard sur un marché de vendeurs complètement sauté?

On imagine la tête du DG du CH en ce moment. Il doit avoir le cerveau cramé.