La rumeur refuse de mourir.
À chaque fois qu’on pense que le dossier Auston Matthews va finalement retomber, un nouvel élément vient relancer la machine. Cette fois, ce sont les Sharks de San Jose qui se retrouvent au centre des discussions après l’acquisition de William Eklund et surtout l’arrivée d’un deuxième choix dans le top-10 du prochain repêchage.

Soudainement, Mike Grier possède le deuxième choix au total et le neuvième choix au total.
Et immédiatement, toute la planète hockey se pose la même question.
Les Sharks sont-ils en train de préparer le terrain pour une offensive afin d'aller chercher Auston Matthews?
La question mérite d’être posée pour une raison très simple : peu d’équipes dans la LNH possèdent actuellement les actifs nécessaires pour même obtenir un retour d’appel de Toronto lorsqu’il est question de Matthews.
San Jose fait partie de ce groupe très sélect.
Depuis quelques jours, plusieurs spéculations tournent autour d’une offre qui aurait été déposée par les Sharks avant même l’arrivée du neuvième choix au total dans l’organisation californienne.
C’est là que le dossier devient intéressant.
Si une proposition a réellement été discutée avant l’acquisition du neuvième choix, il faut regarder quels actifs étaient alors disponibles.
Le deuxième choix au total était évidemment au coeur des conversations.
Michael Misa était aussi automatiquement associé à toutes les théories.
Le problème, c’est qu’il devient difficile d’imaginer Mike Grier sacrifier à la fois Michael Misa ET le deuxième choix au total dans la même transaction.
Après tout, Misa est déjà le 2e choix au total de 2025.
Lorsque les gens parlent d’un échange impliquant Matthews, ils parlent soit de Misa, soit du deuxième choix au total 2026.
Plusieurs dirigeants autour de la ligue affirment quei l’offre originale était construite autour du 2e choix au total et du 27e choix qui appartenait déjà aux Sharks avant tous les récents mouvements.
À ce moment-là, Toronto aurait reçu un futur joueur de concession potentiel ainsi qu’un autre actif de première ronde.
Aujourd’hui, le portrait est différent.
Le neuvième choix est arrivé dans l’équation.
Et c’est précisément ce qui relance toutes les spéculations.
Les Maple Leafs préféreraient-ils maintenant recevoir les choix numéro deux et numéro neuf?
La réponse n’est pas aussi évidente qu’on pourrait le croire.
Deux choix top-10 représentent une valeur exceptionnelle.
Mais Auston Matthews n’est pas un joueur ordinaire.
On parle du visage de l’organisation, d’un marqueur générationnel et du capitaine de la concession.
Si Toronto accepte un jour de l’échanger, le retour devra permettre à l’équipe de demeurer compétitive tout en préparant l’avenir.
Sa valeur ne sera jamais aussi élevée qu'en ce moment, avec encore deux ans de contrat à un salaire annuel de 13,25 M$ par année.
San Jose est unique dans ce dossier.
Contrairement à plusieurs autres équipes, les Sharks ont les choix, les espoirs et la marge salariale nécessaires pour construire une offre crédible.
De son côté, Toronto se retrouve devant un dilemme monumental.
Les Maple Leafs veulent gagner maintenant.
John Chayka n’a pas été embauché pour lancer une reconstruction complète.
Mais si Matthews commence réellement à évaluer son avenir à long terme pour retourner aux Étas-Unis, comme Bray Tkachuk et tous les Américains qui veut quitter le Canada, la direction aura l’obligation d’écouter ce que les autres équipes ont à proposer.
Et lorsqu’une organisation arrive avec le deuxième choix au total et le neuvième choix au total, il devient impossible d’ignorer l’appel.
Surtout que les Sharks ont aussi le 27e choix et des espoirs de premier plan, mis à part Macklin Celebrini, Will Smith et Sam Dickinson qui sont intouchables.
Quentin Musty, par exemple, serait disponible pour une transaction.
Pour une fois, il existe une équipe capable de bâtir un retour pour Matthews qui ne paraît pas complètement ridicule sur papier.
Reste maintenant la question fondamentale.
Toronto veut-il réellement échanger Auston Matthews?
Pour l’instant, la réponse demeure non.
Mais le marché actuel est devenu imprévisible.
Et chaque transaction majeure pousse les directeurs généraux à étudier des scénarios qui auraient semblé impossibles il n’y a pas si longtemps.
Depuis l’arrivée du neuvième choix au total chez les Sharks, cette rumeur n’est plus simplement un sujet de discussion entre partisans.
Elle est devenue un dossier que plusieurs dirigeants surveillent attentivement.
Car si Mike Grier décide réellement d’utiliser ses choix de repêchage comme monnaie d’échange, peu d’équipes auront les moyens de rivaliser avec San Jose.
Et si Toronto ouvre la porte, Auston Matthews sera à deux doigts de San Jose.
