Le nom de Nico Hischier circule de plus en plus à Montréal… et ce n’est plus seulement un rêve de partisans.
La finale de l’Association de l’Est est en train d’exposer une réalité que Kent Hughes ne peut plus ignorer : le Canadien manque cruellement d’un deuxième centre capable de soutenir Nick Suzuki.
Depuis le début de la série contre les Hurricanes de la Caroline, l’écart entre les deux équipes saute aux yeux. Rod Brind’Amour roule quatre lignes capables de maintenir la pression pendant 60 minutes. Chaque trio des Hurricanes attaque avec vitesse, structure et intensité.
Pendant ce temps, Martin Saint-Louis jongle constamment avec ses combinaisons.
Jake Evans donne tout ce qu’il peut, mais il n’a pas le profil offensif d’un vrai centre top-6. Kirby Dach traverse une séquence inquiétante et n’arrive plus à stabiliser le jeu au centre. Les jeunes joueurs manquent encore d’expérience pour porter une telle responsabilité à ce stade des séries.
Résultat : Nick Suzuki absorbe presque toute la charge.
On le voit depuis quelques matchs. Le capitaine du Canadien joue avec cœur, mais il commence à manquer d’essence. Carolina le force à défendre sans arrêt, à prendre toutes les missions difficiles et à transporter l’attaque presque seul lorsque le match devient serré.
C’est précisément ce qui rend le dossier Nico Hischier aussi intéressant.
Pierre LeBrun a confirmé cette semaine que les Devils du New Jersey ont entamé des discussions avec le clan du capitaine suisse concernant une prolongation de contrat. Les échanges auraient été positifs jusqu’à maintenant, mais aucune entente n’est encore conclue.

Dans la LNH, ce genre de situation attire rapidement l’attention.
Un centre numéro un ou numéro deux de 27 ans, solide sur 200 pieds, responsable défensivement, capable de produire offensivement et reconnu comme un leader… ce type de joueur devient automatiquement une cible potentielle pour plusieurs organisations.
Et Montréal fait partie des équipes surveillant le dossier.
Le parallèle avec Suzuki est évident. Hischier joue un style similaire : intelligent, discipliné, fiable dans les trois zones et capable de gagner ses batailles contre les meilleurs éléments adverses.
Imaginez un instant ce que ça donnerait dans l’alignement du Canadien.
Suzuki sur un trio.
Hischier sur l’autre.
Ivan Demidov accompagné d’un vrai centre établi capable de compléter son talent offensif.
Soudainement, la profondeur du Canadien change complètement.
Le plus important dans tout ça, c’est que le besoin devient de plus en plus urgent. Montréal n’est plus une équipe en reconstruction complète. Lane Hutson est déjà dominant. Demidov approche rapidement. Cole Caufield est dans son prime offensif. Juraj Slafkovsky continue sa progression.
La fenêtre commence tranquillement à s’ouvrir.
Kent Hughes doit maintenant construire une équipe capable de survivre à des séries longues contre des formations profondes comme la Caroline.
Le directeur général du CH voit probablement la même chose que tout le monde actuellement : le club manque d’équilibre au centre.
Le prix pour acquérir Hischier serait énorme. Michael Hage pourrait devenir une pièce centrale des discussions. D’autres éléments importants devraient probablement être ajoutés pour convaincre le New Jersey.
Mais ce genre de transaction peut changer le destin d’une organisation.
Pour l’instant, Nico Hischier appartient toujours aux Devils.
Sauf qu’à Montréal, le simple fait que son nom circule commence déjà à alimenter l’espoir.
Et plus la série contre les Hurricanes avance, plus cette possibilité devient logique.
À suivre...
