La version de Darren Dreger vient complètement bouleverser ce qu’on croyait savoir depuis plusieurs semaines.
Depuis que David Pagnotta, Jeff Marek et plusieurs autres ont commencé à dévoiler les détails de la transaction avortée entre les Canadiens de Montréal et les Maple Leafs de Toronto pour Matthew Knies, une théorie semblait s’imposer.
Alexander Zharovsky était au cœur du dossier. Bryce Pickford faisait partie du dela, accompagné de deux choix de première ronde.
Un énorme prix à payer.
Mais un prix qui demeurait quand même logique lorsque l’on parle d’un ailier de puissance de 23 ans, capable de marquer, capable de frapper, capable de jouer du hockey de séries et surtout capable de transformer complètement l’identité d’une équipe.
Matthew Knies n’est pas un joueur ordinaire.
C’est exactement le genre d’attaquant que les Canadiens de Montréal n’ont pas.
Un gros ailier capable de protéger la rondelle, d’imposer sa présence physique et de produire offensivement contre les meilleurs joueurs adverses.
Voilà pourquoi plusieurs étaient prêts à accepter le sacrifice de Zharovsky, de Pickford et de deux choix de première ronde.
Mais Darren Dreger vient maintenant jeter une bombe dans le dossier.
Selon lui, ce n’était pas Alexander Zharovsky que Toronto exigeait au cœur de la transaction.
C’était Michael Hage.
Et selon Dreger, c’est précisément à ce moment que Kent Hughes aurait fermé la porte.
Cette nuance change absolument tout.
Parce qu’entre Alexander Zharovsky et Michael Hage, la valeur n’est pas perçue de la même façon à travers la LNH.
Zharovsky est un ailier extrêmement talentueux.
Un espoir offensif qui possède un plafond élevé, sans oublier qu'il est le meilleur ami d'Ivan Demidov,
Mais Michael Hage représente autre chose.
Il représente potentiellement le futur deuxième centre des Canadiens de Montréal.
Il représente également une denrée devenue presque impossible à trouver dans la LNH moderne : un jeune centre offensif avec un potentiel top-6.
Lorsqu’on regarde tous les dossiers qui circulent actuellement, que ce soit Nico Hischier, Dylan Larkin ou n’importe quel autre centre de premier plan, le nom de Michael Hage revient constamment.
Pourquoi?
Parce que les équipes veulent des centres.
Les équipes paient des fortunes pour des centres.
Les équipes bâtissent leurs organisations autour des centres.
Voilà pourquoi sacrifier Hage pour un ailier devient beaucoup plus difficile à accepter.
Même si cet ailier s’appelle Matthew Knies.
Et c’est là que l’on comprend mieux la décision de Kent Hughes.
Si Toronto demandait réellement Hage, plus un autre espoir, plus des choix de première ronde, le prix devenait beaucoup trop élevé.
Surtout lorsque l’on considère que Knies, aussi bon soit-il, n’occupe pas le poste qui représente la priorité absolue des Canadiens de Montréal.
Le poste de deuxième centre.
Pendant ce temps, un autre élément devient intéressant.
Le fameux package dont tout le monde parle continue de revenir constamment dans les discussions.
Alexander Zharovsky, Bryce Pickford et deux choix de première ronde.
On dirait presque que cette structure de transaction demeure vivante malgré l’échec du dossier Knies.
Comme si les Canadiens étaient toujours prêts à sacrifier ce groupe d’actifs pour obtenir un joueur établi.
Cette nouvelle s'est rendu aux oreilles de Mathieu Darche. Le DG des Islanders, qui a accepté de sacrifier Noah Dobson pour les 16e et 17e choix au total 2025 (avec Emil Heineman), serait très intéressé au "package deal" de Kent Hughes.
La question devient donc simple.
Mathew Barzal vaut-il Zharovsky, le 28e choix au total en 2026, un choix de 1re ronde 2027 qui sera sûrment lointain et un défenseur qui a battu tous les records dans la WHL, mais qui était un "overager" de 20 ans?
À première vue, le débat est beaucoup plus complexe qu’avec Knies.
Barzal est un excellent joueur. Personne ne remet cela en question.
À 29 ans, il possède déjà plusieurs saisons de haut niveau derrière lui. Il est signé jusqu’en 2031 avec un impact salarial de 9,15 millions de dollars par année. Il parle français. Il a déjà prouvé qu’il pouvait performer sous pression.
Lors du parcours des Islanders jusqu’à la finale d’association en 2020, il avait récolté 17 points en 22 matchs éliminatoires.
L’année suivante, il avait ajouté 14 points en 19 rencontres éliminatoires.
Ce n’est pas un joueur qui disparaît lorsque le hockey devient plus difficile. à 6 pieds 1, il serait parfait pour le 2e trio du CH pour jouer avec Ivan Demidov.
Le centre two-way parfait,
Il a démontré à plusieurs reprises qu’il pouvait transporter une partie de l’attaque de son équipe lorsque les matchs comptent vraiment.
Mais il existe une différence fondamentale entre Barzal et Knies.
Knies règle un problème physique.
Barzal règle un problème offensif.
Knies change l’identité de ton équipe.
Barzal améliore ton talent.
Ce n’est pas la même chose.
Et lorsqu’on commence à parler de Zharovsky, de Pickford et de deux choix de première ronde, la question devient légitime.
Est-ce vraiment le bon prix pour Mathew Barzal?
Est-ce que ce joueur, aussi talentueux soit-il, vaut le même sacrifice qu’un Matthew Knies de 23 ans qui entre à peine dans son apogée?
Barzal aura 30 ans très bientôt.
Son contrat de 9,15 M$ par année se poursuit encore pendant plusieurs années jusqu'en 2031.
Pendant ce temps, la sortie de Darren Dreger envoie un message extrêmement important.
Kent Hughes ne veut pas sacrifier Michael Hage.
Et Mathieu Darche est prêt à envoyer Mathew Barzal à Montréal sans recevoir Hage en retour.
Le plan A de Kent Hughes est Nico Hischier ou Dylan Larkin?
Est-il prêt à sacrifier la lune... pour Barzal le plan B...
