Propos cinglants: José Théodore et Louis Morissette prennent leur revanche contre Jakub Dobes
Jakub Dobes, Louis Morissette et José Théodore. Capture d'écran-youtube

Propos cinglants: José Théodore et Louis Morissette prennent leur revanche contre Jakub Dobes

David Garel
Le 2026-10-15

Ils se sont fait ramasser pour avoir osé critiquer Jakub Dobeš. Louis Morissette avait prédit sa disparition de la LNH dans deux ans. José Théodore avait lui aussi multiplié les commentaires assassins contre le gardien du Canadien.

Les deux beaux-frères se sont retrouvés dans la ligne de mire des partisans après les mirales de Dobeš en séries, au point que Morissette et Théo ont reçu des menaces physiques et verbales par des fans en furie sur les réseaux sociaux.

Et bien c'est le temps de la revanche pour les deux beaux-frères.

Le pauvre Dobes vient d’accorder au moins cinq buts dans trois matchs consécutifs, Jacob Fowler lui vole le poste de numéro un et Théodore a recommencé à détruire Dobes sur les ondes de Cogeco.

Alors que Louis Morissette a recommencé à le traité de gardien tout croche sans aucune technique qui va disparaître de la LNH.

Il faut se rappeler jusqu’où Louis Morissette était allé dans ses critiques. L’humoriste ne se contentait pas de dire que Dobeš devait améliorer son positionnement ou travailler sur ses déplacements.

Il s’attaquait directement à ses qualités de gardien et prédisait carrément sa disparition du circuit Bettman. Sa déclaration était sans équivoque :

« J’ai appelé un chum. Dans deux ans, il n’est plus dans la ligue. »

Morissette avait également ridiculisé les arrêts spectaculaires du gardien tchèque, laissant entendre que les partisans s’emballaient pour des arrêts qui n’avaient rien d’exceptionnel.

« Des fois, il fait 12 games, les gens virent fous : “As-tu vu la save? As-tu vu la save?” Il avait juste à moins bouger, il l’avait dans le chest. »

Le message était clair : selon lui, les prouesses de Dobeš étaient largement exagérées. Le gardien bougeait trop, donnait l’impression de travailler inutilement et récoltait des compliments pour des arrêts qu’un meilleur positionnement aurait parfois rendus beaucoup plus simples.

Morissette était allé encore plus loin en remettant en question sa légitimité devant le filet.

« C’est pas un gardien. Il a l’air de rien, mais il est à la bonne place. Il n’a pas de chest. »

« Il est gros. Il est gros. Il est plus gros que gros. »

Du mépris pur et dur.

Il ne s’agissait plus seulement de critiquer les performances de Dobeš, mais bien de se moquer de lui.

Il avait également dénoncé ce qu’il percevait comme des risques inutiles dans le jeu du Tchèque.

« Il gagne le match, oui… mais je vois des risques inutiles pour un professionnel. »

« Si je le vois, le coach qui passe quatre mois avec, il le voit. Pis il est encore pareil? »

Lorsque le Tchèque a ensuite connu des séries éliminatoires remarquables, Morissette a vécu un cauchemar public.

José Théodore, de son côté, n’avait pas épargné le gardien du Canadien.

L’ancien gardien avait notamment critiqué la réaction émotive de Dobeš après une défaite, le présentant comme un joueur trop fragile pour supporter la pression de Montréal. S

es commentaires sur les larmes du Tchèque avaient alimenté le débat sur sa force mentale. Puis il y avait eu cette formule particulièrement mordante après un but accordé en tirs de barrage

« Le métro de Montréal aurait pu passer entre ses jambes. »

La phrase était assassine. Elle résumait parfaitement le regard que Théodore portait alors sur le gardien : un joueur désorganisé, trop faible mentalement, pleurnichard et incapable de donner confiance à son équipe.

Théo et Morissette avaient besoin de gardes du corps dans la rue après leurs propos cinglants.

Mais voilà que le vent tourne et cette fois, il souffle dans la direction de Morissette et de Théodore.

Dobeš est atroce devant son filet. Le pire gardien de toute la LNH avec une moyenne de buts alloués de 4,63 et un pourcentage d'efficacité de 842.

José Théodore n'est pas fait prier pour le détruite au micro de Mario Langlois, au 98,5 FM.

« Tu es dans un monde de performances. Quand tu es un gardien de but et que ça fait trois matchs d’affilée que tu donnes cinq buts et plus, à un moment donné, si un autre gardien de but en donne moins… Présentement, Fowler donne de meilleures chances au Canadien de gagner. »

Morissette avait annoncé la disparition de Dobeš dans deux ans. Finalement, il a signé un contrat de 3 ans et 5,36 M$ par année.

Mais au final, il faut l'avouer, les deux frères avaient raison.

Dobes était bel et bien un feu de paille.