Propos cinglants : José Théodore vide son sac sur Jakub Dobes

Propos cinglants : José Théodore vide son sac sur Jakub Dobes

William Petit Lemay
Le 2026-06-11

José Théodore n’a pas eu peur de dire tout haut ce que plusieurs pensaient tout bas au sujet de Jakub Dobes.

L’ancien gardien étoile du Canadien de Montréal a même admis s’être complètement trompé dans son évaluation du jeune portier tchèque.

Lors d’une entrevue accordée à TVA Sports, Théodore a livré une déclaration qui a rapidement retenu l’attention.

« En bon québécois, il m’a fermé la g…! »

Une phrase qui résume parfaitement la saison de Dobes.

Au début de l’année, plusieurs observateurs avaient des doutes. Théodore faisait partie de ceux qui regardaient le jeune gardien avec un certain scepticisme.

Selon lui, Dobes répétait souvent les mêmes erreurs techniques. Son positionnement était parfois irrégulier et son jeu manquait de stabilité.

L’ancien récipiendaire des trophées Hart et Vézina ne s’en est d’ailleurs pas caché.

Il trouvait que le jeune gardien était encore loin d’être prêt pour assumer un rôle important dans la Ligue nationale.

Puis tout a changé.

Au fil des mois, Dobes a commencé à gagner en confiance. Son jeu est devenu plus structuré et sa présence devant le filet beaucoup plus rassurante.

Théodore a également souligné qu’il avait remarqué une nette amélioration après le changement d’entraîneur des gardiens au sein de l’organisation.

Toutefois, ce n’est pas seulement l’aspect technique qui l’a impressionné.

Ce qui a véritablement fait changer d’idée l’ancien gardien du Canadien, c’est la force mentale de Dobes.

Lorsque le gardien avait laissé couler ses émotions après une défaite en début de saison, plusieurs avaient remis en question sa capacité à gérer la pression du marché montréalais.

Théodore lui-même avait été surpris par cette réaction.

Aujourd’hui, il reconnaît avoir mal évalué la situation.

Selon lui, Dobes a démontré une qualité essentielle pour réussir à Montréal : la capacité de rebondir.

Un mauvais but ne l’ébranle pas.

Un mauvais match ne le fait pas dérailler.

Cette force de caractère a été visible tout au long du parcours éliminatoire du Canadien.

Sans Jakub Dobes, il est même permis de se demander jusqu’où Montréal aurait réussi à se rendre.

Pendant plusieurs semaines, le gardien a porté l’équipe sur ses épaules.

Chaque soir, il trouvait une façon de réaliser les arrêts importants au moment opportun.

Lorsque l’attaque connaissait des passages plus difficiles, c’est lui qui gardait le Canadien dans les matchs.

À certains moments des séries, plusieurs observateurs allaient jusqu’à le considérer comme le favori potentiel au trophée Conn-Smythe si Montréal poursuivait sa route jusqu’en finale de la Coupe Stanley.

Une telle conversation aurait semblé complètement irréaliste quelques mois auparavant.

Voilà pourquoi les propos de José Théodore résonnent autant aujourd’hui.

Quand un ancien gagnant du trophée Vézina affirme publiquement qu’un jeune gardien lui a fermé la gueule, ce n’est pas une déclaration lancée à la légère.

C’est la reconnaissance d’un développement spectaculaire.

La bonne nouvelle pour le Canadien, c’est que l’histoire ne fait peut-être que commencer.

Jacob Fowler frappe lui aussi à la porte de la Ligue nationale et promet de livrer une lutte intéressante pour le filet montréalais.

Théodore croit d’ailleurs que les deux gardiens pourront se pousser mutuellement vers le haut.

Pour le moment, Dobes possède toutefois une avance importante.

Après ce qu’il a démontré cette saison, il a gagné le respect de ses coéquipiers, de ses entraîneurs et même de certains de ses plus grands critiques.

José Théodore en fait maintenant partie.

Et venant d’un homme qui connaît mieux que quiconque la pression d’être gardien à Montréal, cet aveu vaut son pesant d’or.