Quelque chose de majeur se prépare à Montréal: Kent Hughes multiplie les appels

Quelque chose de majeur se prépare à Montréal: Kent Hughes multiplie les appels

André Soueidan
Le 2026-06-29

Une chose saute aux yeux depuis la fin du repêchage à Buffalo… Kent Hughes n’est pas un homme satisfait.

Pendant que plusieurs directeurs généraux ont quitté la fin de semaine avec leurs acquisitions déjà complétées, le patron du Canadien de Montréal, lui, continue de tourner en rond dans ce marché complètement malade avec un téléphone qui ne cesse visiblement jamais de sonner.

Et plus les informations sortent depuis les dernières quarante-huit heures, plus un constat commence tranquillement à inquiéter autant qu’à exciter les partisans montréalais.

Le Canadien est partout.

Absolument partout.

Mais jusqu’à maintenant… rien ne ferme.

Arpon Basu de The Athletic a probablement livré l’information la plus importante du week-end lorsqu’il a rapporté directement les propos de Kent Hughes après la première ronde du repêchage.

« Nous avons eu des discussions avec plusieurs équipes concernant certains joueurs… nous ne cherchons plus simplement à accumuler du talent. Nous voulons des joueurs capables d’aider dans des positions précises. »

Autrement dit… le Canadien n’est plus en reconstruction.

Cette phrase-là change complètement la lecture de l’été montréalais.

Pendant des années, Hughes pouvait se permettre d’accumuler des actifs, de collectionner des choix et d’ajouter des espoirs sans nécessairement regarder l’alignement immédiat.

Ce temps est terminé.

Aujourd’hui, Montréal cherche du concret.

Un joueur capable de débarquer immédiatement et de transformer cette équipe autour de Nick Suzuki, Cole Caufield, Juraj Slafkovsky… et surtout Ivan Demidov.

Et depuis quelques jours, plusieurs transactions majeures ont prouvé une chose inquiétante.

Kent Hughes pousse.

Mais il se fait constamment fermer la porte au visage.

Le meilleur exemple demeure probablement Mason McTavish.

Plusieurs sources ont confirmé après le repêchage que Montréal était activement impliqué dans les discussions avec Anaheim. Pierre LeBrun faisait partie de ceux qui ont confirmé que le Canadien explorait sérieusement plusieurs scénarios avant que les Blues de Saint-Louis frappent finalement avec une offre impossible à ignorer.

Le quinzième choix.

Le vingt-neuvième choix.

Deux premiers choix la même soirée.

En voyant ce prix sortir publiquement, une réalité devient soudainement claire.

Contrairement à ce que plusieurs imaginaient… Michael Hage n’aurait probablement jamais fait partie de l’équation.

Le vrai sacrifice aurait été ailleurs.

Pas de sélection de Gleb Pugachyov.

Probablement plus de premier choix en 2027 non plus.

Kent Hughes a reculé.

Et encore une fois… Montréal repart sans rien.

Cette histoire commence à rappeler un souvenir douloureux.

À la dernière date limite des transactions, Elliotte Friedman avait révélé que Kent Hughes avait tenté jusqu’à la toute dernière seconde de compléter une transaction majeure impliquant Matthew Knies avant que les documents arrivent trop tard dans les bureaux de la Ligue nationale.

Une minute.

Soixante secondes.

Une transaction qui aurait pu complètement changer le portrait offensif du Canadien.

Brad Treliving avait fermé la porte.

Depuis ce moment… Hughes continue sa chasse.

Et les échecs continuent de s’accumuler.

Jason Robertson vient de faire exploser l’un des dossiers les plus gigantesques de l’été après avoir refusé, selon Frank Seravalli, une offre complètement absurde de Seattle évaluée à quinze millions de dollars par saison pendant huit ans.

Le Kraken croyait tenir sa superstar.

Robertson a dit non.

Tout a sauté.

Vincent Trocheck vient aussi d’éliminer Montréal de son avenir immédiat.

Frank Seravalli a confirmé dans Frankly Hockey que la fameuse liste de non-échange du vétéran américain n’a absolument pas bougé… et le Canadien demeure toujours absent de ses destinations acceptables.

Autre dossier qui continue de secouer la ligue… Dylan Larkin.

Steve Yzerman a officiellement confirmé que son capitaine souhaite quitter Detroit, provoquant immédiatement une tempête à travers la NHL.

Pierre LeBrun a ensuite obtenu une déclaration importante de Pat Brisson.

« Nous travaillons avec Detroit depuis plusieurs semaines. Nous essayons d’atteindre les objectifs des deux côtés. »

Traduction simple…

Ce dossier est vivant.

Et Montréal continue d’être surveillé.

Chris Johnston rapportait aussi récemment que le Canadien demeure l’une des équipes les plus agressives du marché présentement lorsqu’il est question d’ajouter un centre capable d’évoluer immédiatement dans un top-6.

Le problème?

Le marché devient complètement infernal.

Dans son balado 32 Thoughts, Elliotte Friedman expliquait cette semaine que pratiquement aucune équipe de la Ligue nationale ne reconstruit actuellement.

Tout le monde veut échanger.

Tout le monde veut s’améliorer.

Tout le monde exige des prix complètement fous.

Darren Dreger ajoutait du côté de TSN que plusieurs directeurs généraux refusent maintenant de bouger rapidement puisque les demandes explosent littéralement partout à travers la ligue.

Et pendant ce chaos total…

Kent Hughes continue d’appeler.

Encore.

Et encore.

Le plus intrigant demeure probablement sa propre déclaration après le repêchage.

« Je suis convaincu que nous allons réussir à faire quelque chose. Je ne peux pas vous dire quand… mais nous sommes en position de le faire. »

Rarement un directeur général montréalais aura autant laissé entendre qu’il prépare un mouvement important.

Et c’est probablement ça, la véritable histoire ce matin.

Le Canadien ne reste pas tranquille.

Kent Hughes n’attend pas.

Depuis des semaines, il attaque tous les gros dossiers qui passent devant lui.

McTavish.

Robertson.

Larkin.

Trocheck.

Plusieurs autres noms circulent encore en coulisses.

Pour l’instant, aucune porte ne s’ouvre complètement.

Mais à force de frapper partout dans la Ligue nationale…

quelqu’un va finir par céder.

Et quand ça va arriver…

Montréal risque de faire exploser l’été.

Ouf…