Quotient intellectuel honteux: Martin St-Louis s’en prend à Arber Xhekaj
Martin St-Louis et Arber Xhekaj. Capture d’écran-youtube, NHL.com

Quotient intellectuel honteux: Martin St-Louis s’en prend à Arber Xhekaj

David Garel
Le 2026-10-20

Martin St-Louis n’a pas besoin de nommer Arber Xhekaj pour faire comprendre son mécontentement et rabaisser son quotient intellectuel.

Après la défaite de 4-3 en prolongation contre les Sharks de San Jose, l’entraîneur-chef du Canadien de Montréal a livré un message qui était clairement une flèche dirigée vers son shérif... et son intelligence.

Son équipe venait encore de gaspiller une avance de deux buts, et certaines décisions prises pendant la rencontre l’ont visiblement exaspéré.

Le Canadien menait 3-1 après deux périodes. Une autre victoire était dans la poche, mais Montréal a encore trouvé le moyen de donner des munitions à son adversaire.

Les Sharks ont marqué deux fois en troisième période avant de compléter leur remontée en prolongation, profitant d’une pénalité de Jakub Dobes pour inscrire le but gagnant.

Pour Martin St-Louis, le problème est devenu récurrent. Son équipe laisse des points sur la table parce qu’elle multiplie les erreurs évitables, et l’entraîneur n’a pas cherché à protéger ses joueurs derrière des excuses.

« Est-ce que ça m’inquiète? Je dirais que non, parce que, d’après ce que je sais, je pense que nous sommes capables de nous améliorer. Mais nous laissons des points sur la table, et c’est notre faute. Nous devons comprendre le pointage du match. Nous avons tiré, je pense, environ 80 fois contre 40, et nous allons probablement faire la même chose, peut-être 50 fois. Nous trouvons des façons de laisser des points sur la table, et c’est notre faute. »

Le message est direct. Le Canadien peut dominer pendant de longues séquences, générer des occasions et contrôler le jeu, mais tout ce travail ne sert à rien si les joueurs prennent ensuite des décisions qui permettent à l’adversaire de revenir dans la rencontre.

Et c’est précisément là que la pénalité d’Arber Xhekaj devient difficile à défendre.

Le défenseur du Canadien a décidé de jeter les gants avec Michael Kesselring alors que Montréal menait encore 3-1. Le problème? Le défenseur des Sharks ne semblait absolument pas intéressé à se battre.

Xhekaj aurait pu comprendre la situation, retourner à son poste et continuer à protéger l’avance de son équipe. Mais son QI ne lui permet pas.

Cette crampe au cerveau est tout simplement inacceptable.

Au lieu de cela, il a écopé d’une pénalité qui a donné à San Jose la chance de revenir dans le match avec le but de Tyler Toffoli en avantage numérique.

Pour un défenseur dont la réputation repose notamment sur sa robustesse, cette séquence soulève une question fondamentale : à quoi sert d’être le joueur le plus intimidant sur la glace si tu ne sais pas reconnaître le moment où tu dois garder ton calme?

Martin St-Louis a justement insisté sur l’importance de comprendre ce que le match exige à un moment précis.

« Il faut apprendre, corriger les erreurs. Il n’y a pas de pilule que tu peux prendre. Il n’y a pas de potion magique. Pour gagner, il faut faire ce qu’il faut. Quand tu mènes par deux buts en troisième période et que tu joues de cette façon, le match devrait être terminé. Nous devons comprendre le pointage et ce que nous devons faire à ce moment-là, ainsi que ce que nous ne devons pas faire. C’est très simple. »

Très simple, effectivement. Si tu as l'intelligence pour le faire.

Quand tu mènes 3-1, tu n’as pas besoin de jouer au justicier. Tu n’as pas besoin de chercher un combat contre un joueur qui ne veut pas se battre. Tu dois protéger ton avance, limiter les erreurs et obliger l’adversaire à prendre des risques pour revenir.

Xhekaj a fait exactement le contraire.

L’entraîneur a ensuite été questionné directement sur la situation du gardien Jakub Dobes. Le journaliste voulait savoir si St-Louis avait discuté avec lui après la rencontre pour comprendre ce qu’il cherchait à faire en prolongation, lorsqu’il a écopé d’une pénalité égoïste pour obstruction contre Colin Graf.

La réponse de St-Louis a été cinglante.

« Non, je ne lui ai pas parlé. »

Le journaliste lui a alors demandé s’il comptait discuter avec Dobes avant le prochain match ou s’il allait laisser ce dossier entre les mains de Marco Marciano, qui s’occupe notamment du travail avec les gardiens.

« Je vais dormir là-dessus. »

Voilà une réponse qui laisse la porte ouverte à plusieurs interprétations de colère et de furie envers son gardien, maiis surtout envers son shérif.

St-Louis n’a pas annoncé qu’il allait confronter son gardien, ni Xhekaj, mais il n’a pas non plus balayé l’incident du revers de la main. Après une pénalité aussi coûteuse en prolongation, le dossier devra être évalué.

Dobes avait pourtant réalisé plusieurs arrêts importants pendant la rencontre. Mais son intervention contre Colin Graf a offert aux Sharks une supériorité numérique en prolongation, et Macklin Celebrini n’a pas raté l’occasion de mettre fin au match.

Mais les propos de St-Louis ne concernaient pas uniquement les erreurs individuelles. L’entraîneur a également insisté sur la non-intelligence de ses joueurs qui permettent aux adversaires de reprendre confiance.

Lorsqu’on lui a demandé si son équipe avait perdu ses moyens après avoir vu San Jose réduire l’écart à 3-2, St-Louis a refusé cette interprétation.

« Je ne pense pas que nous étions sur les talons après avoir marqué trois buts. En général, nous n’avons pas gagné la troisième période. Pourtant, nos intentions, surtout au début du troisième tiers, étaient bonnes. Nous avons dominé. Mais certaines actions les ont aidés. Il faut limiter les actions qui aident l’autre équipe. C’est exactement ce qu’elle recherche. »

Il y a aussi eu le revirement de Lane Hutson sur le deuxième but de San Jose, une séquence coûteuse qui a permis aux visiteurs de rester dans le match.

Mais c'est la la pénalité stupide d’Arber Xhekaj, qui a offert une autre occasion aux Sharks. Puis il y a eu celle de Dobes, encore plus stupide, en prolongation, qui a directement mené au but gagnant.

Trois décisions différentes, trois situations qui ont contribué à faire basculer une rencontre que Montréal semblait pourtant avoir en main.

Interrogé sur ce qu’il avait vu dans la séquence impliquant Xhekaj, St-Louis a enfoncé le shérif jusqu'au cou.

« Je ne sais pas. Ils étaient ensemble dans cette situation. Il faut comprendre le moment du match, les actions qui peuvent t’aider et celles qui ne t’aident pas. »

Le journaliste lui a ensuite demandé si le problème venait du fait que le Canadien avait la possession de la rondelle en zone offensive avant de se retrouver dans une situation dangereuse, alors qu’il menait 3-1. (erreur de Hutson)

St-Louis a répondu en ramenant encore une fois la discussion à la nécessité de lire le match correctement.

« Nous avions complètement la possession en zone offensive. Nous devons comprendre ce que le match exige de nous à ce moment-là. Nous menions par deux buts. »

Difficile de ne pas voir dans ces propos un message destiné à son prodige. L’entraîneur n’a pas directement accusé son défenseur d’avoir manqué de jugement, mais il a insisté à plusieurs reprises sur les décisions inutiles, les actions qui aident l’adversaire et l’obligation de comprendre le pointage.

En attendant, c'est vraiment Xhekaj qui a été défoncé publiquement par son coach.

Le hockey exige de l’intelligence, et cette séquence a démontré que la robustesse ne suffit pas. Même qu'elle peut te voler des neurones.

Pour ce qui est de Dobes, c'est de l'égoïsme pur.

Encore plus frustrant que le manque d'intelligence de Xhekaj.