Ce matin à Brossard, pendant que les Canadiens de Montréal tentaient de recoller les morceaux après une autre défaite crève-cœur face aux Hurricanes de la Caroline, une petite séquence impliquant Arber Xhekaj et David Reinbacher a attiré l’attention pour de mauvaises raisons.
Arber Xhekaj et Olivier Kapanen (les deux extras) étaient sur la glace, tout comme les Black Aces (David Reinbacher, Adam Engström, Owen Beck, Oliver Kapanen et Florian Xhekaj).
Une séance normale, en apparence. Du rythme. De l’intensité. Un peu de papier sablé aussi. Rien d’anormal à ce stade-ci de l’année, surtout quand l’organisation essaie de garder tout le monde prêt au cas où Martin St-Louis aurait besoin d’un changement d’énergie ou en cas de blessure.
Puis il y a eu cette séquence malaisante entre Xhekaj et Reinbacher.
Lors d'un exercice, Xhekaj hausse l’intensité. Il pousse un peu l'Autrichien. Il joue exactement comme un joueur qui comprend ce qu’exige le hockey de séries. Le genre de présence physique qui ne cherche pas à être populaire, mais qui force ton coéquipier à répondre.
Et la réaction de David Reinbacher n’a vraiment pas donné une grande impression de robustesse.
Visiblement irrité, inconfortable dans l’exercice, Reinbacher n’a pas semblé apprécier du tout le traitement. Il a poussé faiblement Xhekaj avec la queue entee les deux jambes.
Xhekaj lui jasait après, le brassait un peu verbalement, et pendant quelques secondes, il y avait une tension très visible entre les deux.
Voici la séquence vidéo:
Arber Xhekaj hausse l’intensité face à David Reinbacher, qui ne semble pas particulièrement apprécier l’exercice. 😬@DLCoulisses #GoHabsGo #Xhekaj #Reinbacher #NHL pic.twitter.com/ZGEAXdcIab
— Patrick Guillet (@PatGuillet) May 26, 2026
Dans une ville où l’on scrute chaque détail du développement des jeunes joueurs, plusieurs vont forcément y voir un vieux questionnement qui revient encore une fois hanter le dossier Reinbacher : est-il assez dur? est-il trop "soft" ?
C’est une question qui colle à sa peau depuis longtemps.
Déjà au combine avant son repêchage, plusieurs recruteurs trouvaient qu’il dégageait une personnalité trop réservée, trop calme, moins intimidante qu’on pourrait s’attendre d’un défenseur de son gabarit.
Lorsqu'on lui posait la question à savoir s'il pensait être le meilleur défenseur du repêchage, Reinbacher répondait:
" Non. Je ne pense pas. Surtout, je ne pense pas mériter d'être repêché top 10 ".
Sur la glace, il joue aussi avec trop peu de méchanceté pour un arrière de cette stature.
Le talent, personne ne le remet en question.
Son coup de patin est excellent. Son intelligence défensive saute aux yeux. Sa première passe est propre. Il lit bien le jeu. Surtout, il semblait en forme au début de la pratique aujourd'hui:
David Reinbacher semble avoir retrouvé davantage ses repères depuis la semaine dernière.
— Patrick Guillet (@PatGuillet) May 26, 2026
Plus rapide et plus fluide sur ses patins aujourd’hui, il paraissait nettement plus à l’aise sur la patinoire.@DLCoulisses #GoHabsGo #Reinbacher #NHL pic.twitter.com/g36Bv3fCRb
Mais dans le hockey de séries? Dans le hockey de la Caroline? Dans une Ligue nationale où Lane Hutson se fait démolir physiquement soir après soir et où les Hurricanes distribuent les mises en échec comme des cartes d’affaires?
La mollesse perçue devient un sujet, même si tu es un Black Ace.
Arber, lui, représente exactement l’inverse. Moins de talent, mais du grit. De l’arrogance hockey. Un gars qui veut te faire payer chaque espace gagné. Un joueur qui comprend instinctivement que les séries éliminatoires ne sont pas un concours de finesse.
Il doit être comme un lion en cage de ne pas jouer.
Alors quand Xhekaj augmente le ton pendant un exercice… puis qu’un David Reinbacher paraît agacé au lieu de répondre physiquement?
Forcément, ça nourrit les mêmes inquiétudes.
Surtout en ce moment, alors que tout le monde affirme que Mason McTavish intéresse le Canadien de Montréal et les Ducks d'Anaheim ont un oeil sur Reinbacher.
Surtout avec ce que les Canadiens de Montréal vivent contre une équipe qui les malmène physiquement depuis le début de cette finale d’association.
Ça relance une question qui ne disparaît jamais vraiment à Montréal : David Reinbacher a-t-il réellement ce côté méchant dont le CH a besoin à l'avenir?
Notre réponse: il est beaucoup trop... soft...
