Surveillance à l'extérieur de la glace: Jakub Dobes perd la confiance de ses patrons
Jakub Dobes. Imagn Images

Surveillance à l'extérieur de la glace: Jakub Dobes perd la confiance de ses patrons

David Garel
Le 2026-10-21

Stéphane Fiset prend la défense de Jakub Dobes, et on peut comprendre pourquoi.

L’ancien gardien du Canadien de Montréal estime que le Tchèque peut se replacer, que son mauvais début de saison n’est pas irréversible et qu’il ne faut surtout pas lui retirer le filet trop rapidement.

Son analyse technique se défend. Dobes a besoin de retrouver son positionnement, de contrôler son agressivité et de reprendre confiance. Mais pendant que tout le monde dissèque sa pénalité en prolongation contre les Sharks de San Jose, ses statistiques et sa gestion des émotions, il y a un autre aspect du dossier qui mérite beaucoup plus d’attention : ce qui s’est passé pendant l’été de Dobes et les questions entourant sa préparation.

On parle d’un gardien qui a connu un printemps prometteur, qui a obtenu un contrat important et qui devait arriver en 2026-2027 prêt à franchir une nouvelle étape. Or, après seulement quelques semaines de saison, le voilà au centre d’une controverse qui dépasse largement une mauvaise décision en prolongation.

Dans son analyse publiée dans La Presse, Fiset ne ménage pas Dobes sur le geste qui a coûté la victoire au Canadien.

Il explique que le gardien n’avait pas besoin d’étirer le bras vers Collin Graf et que cette intervention a donné aux arbitres une raison de lui imposer une pénalité d’obstruction.

Alex Newhook avait déjà la rondelle et disposait de temps pour effectuer son jeu, tandis que Lane Hutson se trouvait derrière le filet.

Pour Fiset, le geste était inutile. Il reconnaît néanmoins que l’agressivité fait partie du style de Dobes et qu’elle peut lui être bénéfique, à condition qu’il demeure en contrôle.

Lorsque le gardien commence à se chercher, ses émotions peuvent prendre le dessus et nuire à sa technique comme à son positionnement.

Sa recommandation est simple : revenir aux fondamentaux, travailler une chose à la fois et retrouver progressivement son style de jeu. Fiset croit également que le Canadien ne devrait pas attendre trop longtemps avant de lui redonner le filet, puisqu’il estime que Dobes n’avait pas livré un mauvais match dans son ensemble contre San Jose.

Sur ce point, l’ancien gardien avance des arguments qui méritent d’être entendus. Il rappelle aussi qu’il comprend pourquoi le Canadien a choisi de ne pas envoyer Dobes devant les journalistes après la défaite.

Selon lui, les équipes sélectionnent aujourd’hui quelques joueurs pour répondre aux questions après les rencontres, contrairement à son époque où tous les joueurs devaient généralement se présenter aux médias.

Il évoque également Ron Hextall, un gardien très émotif qu’il a côtoyé, mais qui avait acquis suffisamment d’expérience pour passer rapidement à autre chose.

Fiset reconnaît toutefois qu’il ne connaît pas personnellement Dobes et qu’il ignore si le jeune gardien possède cette capacité à tourner la page.

Il ne prétend pas connaître les raisons exactes de son absence devant les journalistes, et il ne présente pas son comportement comme irréprochable. Il estime simplement que cette décision ne constitue pas, à elle seule, une raison de condamner le gardien.

Mais défendre Dobes sur son tempérament et sa technique ne répond pas à toutes les questions qui entourent son début de saison.

Le gardien a accordé 20 buts à ses quatre derniers départs, et ses statistiques sont préoccupantes. Son pourcentage d’arrêts et sa moyenne de buts alloués sont loin de lui permettre de respirer facilement dans un marché aussi exigeant que Montréal.

Surtout, son contrat et les attentes qui l’accompagnent imposent désormais une certaine responsabilité. Le Canadien ne lui demande pas seulement de retrouver le niveau qu’il a montré pendant une bonne séquence au printemps.

Il doit démontrer qu’il peut maintenir ce niveau sur une saison complète, gérer les mauvais moments et offrir une présence fiable devant le filet.

Fiset croit qu’il est encore possible de corriger la situation. Personne ne peut raisonnablement prétendre que Dobes est condamné après quelques semaines difficiles. Mais la question de sa préparation mérite aussi d’être examinée au lieu de tout ramener à une mauvaise technique ou à un excès d’émotivité.

Fiset refuse d'aborder le comportement du gardien à l'extérieur de la glace.

Des interrogations et des rumeurs ont circulé concernant les habitudes de vie de Dobes pendant l’été, notamment au sujet des sorties et de la consommation de boisson.

On parle d'éléments confirmés par certains témoins qui ont des preuves pour établir un lien entre son éthique de travail déficiente et ses performances.

Si le gardien n'est pas capable de sortir d'un établissement nocturne par lui-même car il est dans un état trop avancé, évidemment que ça va se savoir et vite.

On en parle même du côté du SPVM. On parle de fait vérifiés et vérifiables.

Si l’on veut réellement comprendre pourquoi un gardien qui avait donné des raisons d’espérer au printemps éprouve autant de difficultés quelques mois plus tard, la discussion ne peut pas se limiter à la pénalité contre San Jose.

Les médias traditionnels ne veulent pas parler du fait qu'il a fait la fête tout l'été.

Mais sa préparation estivale, sa condition physique, ses habitudes de travail et sa capacité à gérer les exigences de la LNH sont des questions légitimes. Elles méritent des réponses fondées sur des faits prouvés par des témoins.

Les rumeurs concernant sa vie privée et les fameuses demoiselles qui ont épicé son été font mal à sa vie privée.

Certains se demandent si conjointe lui a pardonné quoi que ce soit.

Reste que se n’est pas le cœur du dossier sportif. Le véritable enjeu est de savoir si Dobes est prêt à répondre aux exigences de son poste et si le Canadien peut compter sur lui pour gagner des matchs. Le reste appartient à sa vie privée, à moins que des faits vérifiés ne démontrent un lien direct avec son travail comme sa présence abusive dans les bars de Montréal.

La patience ne doit pas devenir une excuse pour éviter les questions difficiles. La vraie question n’est pas de savoir si Jakub Dobes peut se remettre d’une mauvaise pénalité. C’est de savoir pourquoi son début de saison est devenu aussi inquiétant et accepter que les problèmes ne se limitent pas seulement à la glace.

Fiset défend un gardien qu’il croit capable de rebondir. C’est une position parfaitement défendable. Mais le Canadien doit aller plus loin que cette seule analyse technique.

Dobes doit être surveillé à l'extérieur de la glace. Le talent ne disparaît pas en quelques semaines... sauf s'il est noyé dans la boissons... et les plaisir féminins...

Dobes a perdu la confiance de ses patrons. Dorénavant, il sera géré comm un enfant à problème qui doit être pris en charge.