Le Canadien de Montréal cherche toujours son deuxième centre.
Depuis des mois, plusieurs noms circulent autour de l’organisation. Dylan Larkin, Robert Thomas, Nico Hischier et quelques autres ont tous été associés au Tricolore à différents moments. Pourtant, un dossier refuse de disparaître.
Celui de Mason McTavish.
Selon les informations du journaliste Jimmy Murphy, deux sources distinctes ont confirmé que le Canadien est revenu à la charge auprès des Ducks d’Anaheim au sujet du jeune attaquant.
Le détail est important.
On ne parle pas d’un simple appel effectué il y a plusieurs mois. On parle d’un intérêt qui continue de revenir malgré les obstacles, malgré la concurrence et malgré les nombreuses autres options disponibles sur le marché.
À force de voir le nom de McTavish revenir constamment dans l’actualité montréalaise, une question finit par s’imposer : jusqu’où Kent Hughes est-il prêt à aller?
Le profil du joueur explique facilement cette fascination.
McTavish n’a que 23 ans. Il mesure 6 pieds 1 pouce, approche les 220 livres et possède déjà plusieurs saisons d’expérience dans la LNH. Il est également sous contrat jusqu’en 2031 avec une entente totalisant 42 millions de dollars.
Pour une équipe qui cherche à bâtir autour de Nick Suzuki, Ivan Demidov, Cole Caufield et Lane Hutson, l’ajout d’un centre de ce calibre représente une option particulièrement intéressante.
Plusieurs observateurs, dont Marco D’Amico, considèrent d’ailleurs McTavish comme une véritable police d’assurance derrière Suzuki.
Dans une longue saison, les équipes aspirant aux grands honneurs ont besoin de profondeur au centre. C’est souvent ce qui fait la différence au printemps.
Le Canadien l’a constaté contre la Caroline.
Même si Montréal a connu un parcours inspirant, certaines lacunes sont apparues au grand jour lorsque le niveau d’intensité a augmenté.
McTavish pourrait aider à corriger une partie du problème.
Son année à Anaheim n’a toutefois pas été parfaite.
Avec seulement 41 points en 75 matchs, il a connu une baisse de production par rapport aux attentes placées en lui. Son nom s’est même retrouvé dans certaines discussions à Anaheim après quelques décisions difficiles prises par son entraîneur.
Pour plusieurs directeurs généraux, cette situation représenterait un signal d’alarme.
Pour Kent Hughes, elle pourrait plutôt représenter une occasion.
Un changement d’environnement peut parfois transformer complètement la trajectoire d’un jeune joueur. Montréal l’a déjà démontré avec plusieurs acquisitions au cours des dernières années.
Le problème, c’est que le Canadien n’est pas seul.
Les Flyers de Philadelphie ont également été associés au dossier. Ottawa demeure une organisation surveillée de près. D’autres équipes pourraient facilement se joindre à la course à l’approche du repêchage.
Anaheim sait très bien que l’intérêt existe.
Pat Verbeek n’a donc aucune raison de brader un joueur aussi jeune.
Voilà pourquoi la grande question demeure le prix à payer.
Certaines sources ont évoqué le nom de Michael Hage comme point de départ potentiel dans les discussions. D’autres observateurs croient qu’Anaheim pourrait plutôt réclamer un défenseur ou un actif encore plus important.
C’est précisément ce qui complique le travail de Kent Hughes.
Le directeur général du Canadien possède encore près de 11 millions de dollars d’espace sous le plafond salarial, mais l’argent n’est pas le véritable enjeu dans ce dossier.
Le véritable défi consiste à déterminer combien d’éléments du futur il est prêt à sacrifier pour obtenir le joueur qu’il convoite depuis si longtemps.
Une chose est certaine.
À quelques jours du repêchage, le dossier Mason McTavish est revenu au premier plan.
Et tout indique que Kent Hughes n’est pas encore prêt à tourner la page.
