Transaction après l'offre hostile: le DG des Ducks tente le tout pour le tout

Transaction après l'offre hostile: le DG des Ducks tente le tout pour le tout

David Garel
Le 2026-07-06

Le temps commence sérieusement à manquer à Anaheim.

Les Ducks n’ont plus que jusqu’à vendredi pour décider s’ils égalent ou non l’offre hostile historique déposée par les Flyers de Philadelphie à Leo Carlsson.

Et plus les heures passent, plus plusieurs observateurs de la LNH commencent à croire que Pat Verbeek pourrait finalement laisser partir son jeune joueur de concession.

Pourquoi?

Parce que les chiffres ne fonctionnent plus.

Sur papier, Anaheim possède encore l’espace nécessaire pour égaler les 18 millions de dollars par saison accordés à Carlsson.

Mais dans les faits, ce n’est pas aussi simple.

Les Ducks viennent déjà d’accorder 7,4 millions de dollars par saison à Pavel Mintyukov sur 5 ans.

Ils doivent ensuite régler le dossier de Cutter Gauthier avec seulement 10 M$ (s'ils égalent l'offre pour Carlsson).

Sans oublier qu'il devront prolonger Beckett Sennecke l'été prochain.

Et c’est là que le véritable problème commence.

Comment demander à Cutter Gauthier de signer à rabais lorsque Leo Carlsson devient le joueur le mieux payé de toute la LNH?

Impossible.

Gauthier vient de marquer plus de 40 buts.

Son agent possède maintenant un argument en or.

« Vous donnez 18 millions à Leo Carlsson… pourquoi mon client accepterait-il 9 ou 10 millions? »

C’est exactement le piège que Daniel Brière voulait tendre.

Et les Ducks sont tombés dedans à pieds joints.

S’ils égalent l’offre de Carlsson, il ne leur restera pratiquement plus de marge de manœuvre pour conserver le reste de leur jeune noyau.

S’ils refusent…

Ils perdent leur centre numéro un.

Bref, Pat Verbeek est coincé.

Pendant ce temps, Daniel Brière doit commencer à aimer sérieusement ses chances.

Et plus les heures avancent, plus Anaheim semble réfléchir à l’après-Carlsson.

Selon ce qui circule, les Ducks évalueraient déjà différents scénarios impliquant les quatre choix de première ronde qu’ils recevraient si Carlsson quittait pour Philadelphie.

L’idée ne serait pas nécessairement de conserver ces quatre sélections.

Au contraire.

Pat Verbeek pourrait immédiatement transformer une partie de ce capital en joueur établi.

Les possibilités sont nombreuses.

Pourquoi ne pas appeler les Blues de Saint-Louis pour discuter de Robert Thomas?

Le joueur de centre avait été retiré du marché après que le Wild avait tenté de l'obtenir pour Danila Yurov et Jesper Wallstedt.

Le nouveau directeur général des Blues pourrait-il changer d'idée? Accepterait-il un package construit autour de plusieurs choix de première ronde?

Pourquoi ne pas rappeler Steve Yzerman à Detroit afin de rouvrir le dossier Dylan Larkin?

Il y a quelques jours, les Red Wings exigeaient un joueur établi.

Mais lorsque quatre choix de première ronde débarquent soudainement sur la table, les discussions peuvent rapidement changer de direction.

Avec un tel trésor de guerre, Anaheim pourrait pratiquement appeler n’importe quel directeur général de la LNH.

Si Pat Verbeek décide finalement de ne pas égaler l’offre hostile, tout le rapport de force change immédiatement dans les négociations avec Cutter Gauthier.

Les Ducks pourront alors regarder leur jeune marqueur droit dans les yeux en lui disant : « Regarde, nous avons laissé partir Leo Carlsson malgré tout son talent parce que nous refusions de déséquilibrer notre structure salariale. Nous voulons bâtir autour de toi, mais nous avons besoin que tu nous aides à construire une équipe compétitive. »

Ce n’est plus une question de demander un rabais, mais plutôt de présenter un projet crédible. Il est beaucoup plus facile de convaincre Gauthier de signer une entente raisonnable si le contrat de 18 millions de Carlsson ne fait plus partie de l’équation.

Voilà pourquoi cette décision excite toute la LNH.

Si les Ducks égalent l’offre, leur masse salariale risque d’être complètement paralysée pendant plusieurs années.

S’ils refusent, ils perdent un talent générationnel… mais récupèrent suffisamment d’actifs pour tenter un autre énorme coup.

Une chose est certaine.

Daniel Brière a complètement changé la dynamique de la LNH. Pat Verbeek ne lui pardonnera jamais.

Tout le monde voit dans cette offre hostile une forme de revanche du DG des Flyers envers le DG des Ducks. Tout le monde se souvient du dossier Cutter Gauthier, lorsque le joueur avait refusé de signer avec les Flyers avant d’être échangé aux Ducks pour des peanuts.

Brière s'était fait avoir sur toute la ligne en obtenant le défenseur surestimé Jamie Drysdale.

Aujourd’hui, Brière peut dormir tranquille car sa soif de vengeance a été pleinement rassasiée.

Peu importe la décision des Ducks vendredi, il y aura un gagnant… et un énorme perdant.

Verbeek va tout perdre... peu importe ce qu'il choisit.