Tristesse à Pittsburgh: c'est terminé entre Mario Lemieux et les Penguins

Tristesse à Pittsburgh: c'est terminé entre Mario Lemieux et les Penguins

David Garel
Le 2026-08-17

La tristesse est immense à Pittsburgh.

Mario Lemieux ne reviendra pas comme le sauveur des Penguins.

Lorsque les Hoffmann ont pris le contrôle des Penguins cet été, un immense espoir avait immédiatement envahi la ville : Mario Lemieux allait enfin revenir au cœur de l’organisation.

Après des années de distance avec Fenway Sports Group (l'ancien propriétaire), le plus grand joueur de l’histoire de la franchise pouvait redevenir une présence quotidienne, peut-être même occuper un rôle majeur dans la direction.

On parlait même d’un poste de président ou de directeur général dans certaines spéculations.

Mais aujourd’hui, cet espoir vient de prendre une sérieuse débarque.

Selon Mark Madden, rapporté dans son émission Madden Monday, Lemieux ne sera aucunement impliqué.

« J’ai entendu dire que Mario ne serait pas aussi impliqué avec les Penguins que les gens le souhaitent, ni même autant que les nouveaux propriétaires le voudraient. » a affirmé Madden.

Et la raison est... humaine.

Mario Lemieux aurait tout simplement découvert une autre vie.

Une vie loin des patinoires.

Une vie de grand-père.

« Dans l’intervalle, Mario, qui était un peu tenu à distance de l’équipe, a eu beaucoup de plaisir à être grand-père. Il était avec ses petits-enfants, il les accompagnait partout dans leurs activités. »

Ouch.

C'est la fin de Mario Lemieux à Pittsburgh.

Pendant que les partisans de Pittsburgh rêvaient de revoir le numéro 66 dans les corridors du PPG Paints Arena, Lemieux aurait appris à apprécier énormément son rôle de grand-père.

Et maintenant qu’il a goûté à cette liberté, il ne serait apparemment pas pressé de retourner travailler quotidiennement dans le monde du hockey.

« Je pense qu’il pourrait encore assister à des matchs. Mais je ne crois pas qu’il deviendra président ou directeur général comme je l’avais entendu et comme je croyais que ça pourrait arriver. En fait, il ne sera rien du tout. C'est fini. »

Il faut comprendre pourquoi cette nouvelle est aussi importante.

Lemieux n’est pas simplement un ancien joueur.

Il est littéralement l’homme qui a sauvé cette franchise.

Après avoir disputé toute sa carrière à Pittsburgh, remporté deux Coupes Stanley comme joueur et accumulé 690 buts et 1 723 points avec les Penguins, Lemieux a ensuite contribué à sauver l’organisation de la disparition lorsqu’elle était au bord de la faillite. Il a converti plus de 32,5 millions $ de salaire différé en participation dans l’équipe et a pris le contrôle des Penguins avec Ron Burkle en 1999.

Puis il a remporté trois autres Coupes Stanley comme propriétaire : 2009, 2016 et 2017.

Cinq Coupes Stanley.

Deux comme joueur.

Trois comme propriétaire.

Et malgré tout ça, la relation entre Lemieux et Fenway Sports Group s’est tellement détériorée après la vente de 2021 que son rôle autour de l’équipe s’est considérablement réduit.

Voilà pourquoi l’arrivée des Hoffmann avait créé autant d’espoir.

Geoff Hoffmann avait ouvert grand les portes à Lemieux.

Il avait également insisté sur le fait que Lemieux serait accueilli « with open arms ».

La ville avait donc commencé à rêver.

Mario allait revenir, allait reprendre une place importante et participer à la reconstruction des Penguins.

Finalement, aucnement.

Lemieux va complètement couper les ponts.

Il pourrait assister à des matchs, visiter le vestiaire, apparaître sur le tableau vidéo, saluer les partisans, mais ce ne sera plus jamais comme avant.

Madden prédit même que Mario va peu à peu disparaitre de l'organisation.

« Je pense qu’il a le sentiment que, mis à part lorsque ses petits-enfants jouent, il a passé suffisamment de temps dans les arénas de hockey. »

À 60 ans, c'est terminé entre Mario et les Penguins.

Pour Pittsburgh, c’est une véritable déception.

Parce que les Penguins vivent une période charnière.

L’époque de Sidney Crosby, Evgeni Malkin et Kris Letang tire tranquillement vers sa fin. L’organisation tente de reconstruire tout en demeurant compétitive, et Kyle Dubas demeure aux commandes des opérations hockey.

Les nouveaux propriétaires ont acheté la franchise pour environ 1,75 milliard de dollars et ont promis de faire tout ce qui est nécessaire pour ramener la Coupe Stanley à Pittsburgh.

Ils auraient aimé avoir Lemieux dans leur coin.

Mais Madden estime que sa présence pourrait même créer une attente irréaliste.

« Une chose qui aurait été mauvaise s’il était devenu très visible, comme président ou directeur général, c’est que trop de gens auraient considéré cela comme une pilule magique capable de remettre les Penguins sur les rails. »

Mario Lemieux n’est pas un simple ancien propriétaire à Pittsburgh.

Mario est presque mythologique.

S’il revenait demain matin avec un titre de président, une partie des partisans se dirait immédiatement :

Mario va arranger ça et va sauver la franchise.

Madden refuse cette logique.

« Cela n’aurait rien à voir avec les résultats sur la glace. Mais les gens auraient simplement dit : “Bon, Mario va régler les choses.” Non. Il ne le fera pas. Il ne le veut pas. »

Mario Lemieux a déjà tout donné aux Penguins.

Il a joué malgré des problèmes de santé qui auraient empêché presque n’importe quel autre joueur de continuer.

Il a sauvé la franchise de la faillite.

Il a contribué à empêcher son déménagement.

Il a participé à la construction de ce qui est devenu l’une des grandes histoires de survie de la LNH.

En 2007, Lemieux avait notamment joué un rôle dans les démarches ayant permis la construction de la nouvelle aréna, avec un bail de 30 ans garantissant alors le maintien des Penguins à Pittsburgh jusqu’en 2040.

Il a fait sa part.

Après avoir passé toute sa vie à sauver les Penguins, il a enfin mérité de penser à lui.

Mais Pittsburgh voulait retrouver son héros. La ville ne s'en remettra jamais.