Jonathan Drouin vient de recevoir le message le plus cruel de toute sa carrière.
Après avoir refusé certaines destinations en Europe qui auraient pu lui permettre de poursuivre sa carrière de joueur de hockey dans un environnement beaucoup plus sain que la LNH, l’ancien troisième choix au total attend toujours qu’une équipe de la LNH lui ouvre la porte.
Et maintenant, son nom aurait même été écarté du côté de Calgary, une équipe qui cherche pourtant désespérément de l’offensive.
Les Flames ont effectivement considéré Drouin et même Patrik Laine, tout comme les Red Wings de Detroit, mais les deux organisations veulent pour l’instant donner une chance à leurs jeunes joueurs avant d’ajouter un vétéran.
Laine demeure donc sans contrat, même si son tir et son potentiel offensif pourraient encore intéresser une formation, mais le pauvre n’est pas capable de suivre le rythme à 5 contre 5.
Du côté de Jonathan Drouin, les équipes ne veulent tout simplement pas gérer sa “fragilité mentale”.
À 31 ans, après une carrière qui devait être exceptionnelle mais qui est synonyme de l’un des plus grands flops de l’histoire, c’est une réalité horrible à accepter.
Mettez-vous à la place de sa famille, qui a eu peur de le perdre à travers la noirceur de sa dépression à Montréal, et qui pensait que leur Joe adoré allait enfin revivre loin du Québec.
Le Colorado avait été une lumière d'espoir.
Mais la lumière s'est affaibli à Long Island, pour s'éteindre complètement à Saint-Louis.
On a peine à imaginer ce que ça représente de voir le rêve pour lequel tu as travaillé toute ta vie être en train de disparaître sous tes yeux.
Pour lui, ses parents, sa femme et ses deux jeunes enfants, cette période doit être invivable. Ce n’est pas simplement un contrat qui tarde à arriver. C’est la confirmation que le rêve de toute une vie est arrivé à sa fin.
Drouin avait pourtant une occasion en or de stabiliser sa carrière lorsqu’il a quitté Montréal. Après plusieurs saisons extrêmement difficiles avec le Canadien, il avait retrouvé son hockey au Colorado, notamment aux côtés de Nathan MacKinnon.
En 2023-2024, il avait inscrit 19 buts et 56 points en 79 matchs, avant d’ajouter 11 buts et 26 points en 43 rencontres la saison suivante. Il avait retrouvé le plaisir de jouer et, surtout, une organisation qui semblait parfaitement adaptée à son style.
C’était probablement le moment où il fallait faire quelque chose de différent.
Accepter moins d’argent, surtout après avoir encaissé tellement d’argent à Montréal (33 millions de dollars sur 6 ans).
Rester au Colorado.
Continuer à jouer avec son meilleur ami MacKinnon.
Continuer à évoluer dans un environnement où il avait retrouvé une certaine stabilité sportive et mentale.
Au lieu de cela, Drouin a signé avec les Islanders de New York un contrat de deux ans d’une valeur de 8 millions de dollars car Patrick Roy lui a fait les yeux doux.
La suite a été digne d’un cauchemar. Il n’a récolté que 21 points en 55 matchs à New York avant d’être envoyé à Saint-Louis dans la transaction qui a également impliqué Brayden Schenn.
Avec les Blues, il n’a inscrit que trois points en neuf rencontres. Saint-Louis a finalement racheté la dernière année de son contrat de 4 millions de dollars.
Le signal envoyé par ce rachat était difficile à manquer.
Les Blues avaient la possibilité de simplement conserver Drouin pour une dernière saison.
Ils ont préféré lui verser les deux tiers de son argent pour ne pas avoir à l’avoir dans leur alignement.
Puis l’été est arrivé.
Et Drouin est toujours là.
Sans contrat.
Selon nos informations, il était persuadé que les Flames ou les Wings allaient lui consentir un contrat garanti, mais il n’a reçu que des essais professionnels et il les a refusés… par orgueil…
Il n’est pas le seul.
David Perron, James van Riemsdyk et Vladimir Tarasenko sont eux aussi toujours disponibles, ce qui démontre à quel point le marché est devenu difficile pour certains vétérans déchus.
Drouin possède un CV inquiétant : il traîne derrière lui une longue liste de situations où une organisation a tenté de lui donner une nouvelle chance sans qu’il parvienne à convaincre qu’il était encore un joueur régulier de la LNH.
C’est là que son entourage doit se regarder dans le miroir. Autant sa femme que ses parents que son agent.
Plusieurs personnes lui ont conseillé d’explorer sérieusement l’Europe et il a refusé.
Il aurait pu partir en Suisse.
Il aurait pu obtenir un appartement payé.
Une voiture fournie.
Ses impôts payés.
Un salaire avoisinant les 300 000 dollars pour vivre dans l’un des plus beaux pays au monde, dans un environnement beaucoup moins exigeant, avec un rôle offensif important.
Surtout, il aurait pu recommencer à jouer au hockey sans avoir constamment l’impression de devoir prouver qu’il mérite encore sa place dans la LNH.
Au lieu de cela, il continue d’attendre.
Et chaque journée qui passe rend son dossier plus triste que la veille.
Quand tu te fais rejeter par la pire équipe de toute la LNH (Calgary), disons que c’est terminé pour de bon.
À un moment donné, Jonathan Drouin doit comprendre le message.
Il n’a plus besoin de prouver qu’il est le troisième choix du repêchage de 2013. Tout le monde sait qu’il est un “flop”.
La prochaine grande victoire de Jonathan Drouin ne sera pas de signer dans la LNH.
Ce sera de comprendre qu’il n’a plus besoin de gagner cette bataille-là pour être heureux.
Qu’il prenne sa retraite ou qu’il accepte de déménager vers le vieux continent.
Car à force de s’acharner… il fait pitié…
