Un contrat de 20 millions : Josh Anderson donne des maux de tête à Kent Hughes
Josh Anderson et Kent Hughes. Getty, Journal de Montréal.

Un contrat de 20 millions : Josh Anderson donne des maux de tête à Kent Hughes

William Petit Lemay
Le 2026-11-02

Josh Anderson est en train de changer complètement la perception de son avenir à Montréal.

À 32 ans, l’attaquant du Canadien connaît un début de saison qui pourrait lui permettre de négocier le dernier gros contrat de sa carrière. Avec six buts et trois passes en 14 rencontres, il produit à un rythme intéressant et démontre qu’il peut encore contribuer offensivement, tout en conservant les qualités physiques qui ont fait sa réputation dans la LNH.

Pour Kent Hughes, le dossier devient de plus en plus délicat.

Anderson arrive à la dernière année de son contrat et souhaite poursuivre son aventure avec le Canadien. Il l’a exprimé publiquement, notamment en parlant de l’attachement de sa famille à Montréal. Depuis son arrivée au Québec, sa vie personnelle a beaucoup changé, particulièrement avec la naissance de sa petite fille dans la métropole.

Son désir de rester est donc bien réel. La question est maintenant de savoir combien Montréal devra investir pour le convaincre de signer.

Une entente de quatre ans pour un total de 20 millions de dollars, soit cinq millions par saison, circule dans les discussions entourant son prochain contrat. Une telle prolongation lui permettrait de rester avec le Canadien jusqu’à l’âge de 36 ans.

C’est précisément ce qui donne des maux de tête à Hughes.

Sur le podcast Hockey with Accent, Maxim Lapierre et Sergio Momesso ont d’ailleurs pris le temps de souligner la progression du vétéran. Lapierre a notamment expliqué qu’il était particulièrement intéressant de voir un joueur expérimenté améliorer son jeu après avoir atteint la trentaine.

Cette saison, Anderson ne se contente plus de foncer vers le filet en espérant profiter de sa vitesse. Il contribue en désavantage numérique, bloque des tirs, distribue les mises en échec et protège ses coéquipiers. Son rôle d’assistant-capitaine prend également de l’importance.

Lapierre a même souligné sa capacité à mieux gérer son énergie sur la patinoire. Plutôt que de jouer à pleine vitesse pendant chaque présence, Anderson choisit davantage ses moments pour accélérer. Cette gestion semble lui permettre d’être plus efficace dans plusieurs aspects du jeu.

Avec ses six pieds trois pouces et ses 226 livres, il possède un profil que les équipes recherchent particulièrement lorsque les séries éliminatoires approchent. Sa vitesse, sa robustesse et son échec avant peuvent compliquer la vie des défenseurs adverses.

Lorsqu’il prend de l’élan, Anderson devient difficile à arrêter...

Le Canadien aurait donc de bonnes raisons de vouloir le conserver. Toutefois, offrir cinq millions par saison à un attaquant qui aura 33 ans au cours de la prochaine campagne comporte un risque évident. Sa production actuelle pourrait ralentir, et Montréal pourrait se retrouver avec un contrat difficile à déplacer dans quelques années.

Il faut aussi tenir compte de son agent, Darren Ferris. Celui-ci est reconnu pour vouloir évaluer le marché des joueurs autonomes avant de prendre une décision. Même si Anderson souhaite rester à Montréal, son clan pourrait préférer attendre jusqu’au 1er juillet afin de connaître les offres disponibles.

Kent Hughes devra donc trouver un équilibre entre la valeur actuelle de son joueur et les risques associés à une entente à long terme.

Quatre ans représentent probablement la limite raisonnable pour le Canadien. Anderson pourrait alors conserver un rôle important auprès des jeunes attaquants, particulièrement sur un troisième ou quatrième trio.

Montréal veut construire une équipe capable de gagner en séries. Un joueur comme Anderson possède plusieurs qualités recherchées dans ce genre de parcours.

Reste à savoir si Kent Hughes acceptera de débourser 20 millions de dollars pour le garder jusqu’à 36 ans.

À suivre…