Les Kings de Los Angeles sont en train de s’enfoncer dans un véritable cauchemar. Six matchs, aucune victoire, une fiche de 0-4-2 et seulement 12 buts marqués. Ils occupent le dernier rang de la LNH et ont perdu le fil de leur projet.
Ken Holland est à la tête d’une formation vieillissante, mal équilibrée et incapable de produire offensivement. Les années passent, les vedettes vieillissent et les séries éliminatoires continuent de se terminer sans victoire en première ronde.
Après cinq participations consécutives aux séries et l’acquisition d’Artemi Panarin, Los Angeles devait enfin passer à une autre étape. Résultat? C’est encore le même film, sauf que cette fois, les Kings sont carrément incapables de gagner un match.
Une vente de feu devient inévitable, et le Canadien de Montréal doit absolument regarder ce qui se passe en Californie. Mais oubliez immédiatement le nom auquel tout le monde pense : Quinton Byfield. Le véritable coup à jouer, c’est Alex Laferrière.
Il faut regarder la situation des Kings en face. Cette équipe a construit son noyau autour de vétérans qui devaient lui permettre de rivaliser avec les meilleures formations de l’Ouest. Drew Doughty est toujours là, lent comme une tortue.
Adrian Kempe n’a marqué qu’un maigre but et empoche 10,625 M$ jusqu’en 2034. Puis Los Angeles a ajouté Panarin pour tenter de donner une nouvelle dimension à son attaque.
Mais les résultats ne suivent pas.
Les Kings ont perdu leurs six premières rencontres de la saison. Ils n’ont inscrit que 12 buts, le pire rendement de toute la ligue au moment de ce bilan. Ils ont encaissé 25 buts, et leur début de calendrier a rapidement exposé les limites de cette formation.
Darcy Kuemper n’a toujours pas remporté de victoire, alors que l’équipe cherche désespérément une façon de produire davantage à cinq contre cinq.
Los Angeles possède le plus vieux groupe de joueurs de la LNH, avec une moyenne d’âge d’environ 31 ans. Voilà le genre de réalité qui devrait faire réfléchir sérieusement la direction.
Ken Holland doit maintenant se demander ce qu’il veut réellement faire avec cette équipe.
Continuer à essayer de sauver les meubles? Ajouter encore un vétéran en espérant que les choses se replacent? Sacrifier d’autres éléments de l’avenir pour tenter de gagner quelques matchs de plus?
À un moment donné, il faut arrêter de se raconter des histoires.
Los Angeles doit envisager une reconstruction agressive.
Le Canadien doit se montrer opportuniste.
Tout le monde veut Quinton Byfield à Montréal, mais est-ce vraiment le meilleur choix?
Dès qu’on évoque une transaction avec les Kings, le nom du centre revient dans les discussions. C’est logique. Il mesure 6 pieds 5 pouces, possède un gabarit impressionnant et a été sélectionné au deuxième rang du repêchage de 2020. Il a inscrit 23 buts et récolté 54 points en 2024-2025, avant de terminer la saison dernière avec 24 buts et 49 points en 79 rencontres.
Après six matchs cette saison, il n’avait inscrit qu’un but et une passe, avec un différentiel de -6. Son début de campagne est atroce, comme celui de plusieurs de ses coéquipiers. Pour un attaquant de son gabarit, de son talent et de son statut, il devrait avoir honte.
Est-ce que Byfield pourrait rebondir? Certainement. Il est encore jeune et possède des qualités recherchées. Mais le Canadien devrait-il automatiquement faire de lui sa priorité parce qu’il a été repêché deuxième au total?
Non.
Alex Laferrière devient une priorité pour le CH.
Sous le radar, son profil correspond exactement au genre de joueur que le Canadien devrait chercher à ajouter à son alignement.
Alex Laferrière n’a peut-être pas le prestige d’un deuxième choix au total, mais son jeu mérite beaucoup plus d’attention.
L’attaquant américain a inscrit 21 buts et 44 points en 81 matchs la saison dernière. Il a également terminé avec un différentiel de +3, tout en jouant un rôle important dans le milieu de l’alignement des Kings.
Il ne s’agit pas d’un jeune qui attend encore de démontrer qu’il peut produire dans la LNH. Il vient de connaître une saison de 21 buts et il est capable d’apporter beaucoup plus qu’une simple contribution offensive.
Laferrière est un ailier droit de 6 pieds 1 pouce et environ 205 livres. Il joue avec de l’énergie, attaque les rondelles libres, n’a pas peur du contact et possède un tir capable de faire mal aux gardiens adverses.
Il frappe, il se bat pour les rondelles et il ne passe pas ses présences à attendre que ses coéquipiers fassent tout le travail. Il est capable de gagner des batailles le long des bandes, de se rendre au filet et de créer des occasions grâce à son acharnement.
Le Canadien a besoin de ce profil.
Une équipe ne peut pas gagner uniquement avec des joueurs talentueux qui cherchent à faire des jeux. Elle a aussi besoin d’attaquants capables de gagner les batailles difficiles, de récupérer des rondelles et de rendre la vie pénible aux défenseurs adverses.
Laferrière est physique sans être un simple homme fort, il produit offensivement et il possède suffisamment de mobilité pour suivre le rythme d’une attaque moderne.
Il a aussi étudié à Harvard, où il a joué au hockey universitaire avant de faire le saut chez les professionnels. Son parcours ne garantit évidemment pas qu’il deviendra une vedette, mais il témoigne d’un joueur qui a su concilier études et développement sportif avant de s’imposer dans la LNH.
Il touche 4,1 millions de dollars par saison dans le cadre d’une prolongation de trois ans qui le lie aux Kings jusqu’à la fin de la saison 2027-2028.
Kent Hughes n’aurait pas besoin de lui accorder immédiatement une prolongation démesurée pour justifier son acquisition. Laferrière pourrait intégrer le groupe actuel, contribuer à l’offensive et donner au Canadien une option supplémentaire sur le flanc droit.
Ce serait une transaction beaucoup plus intéressante qu’une course effrénée pour obtenir le joueur le plus connu disponible.
Imaginez un trio capable de combiner la créativité de Michael Hage, le talent d’Ivan Demidov et l’intensité de Laferrière.
Les Kings sont au fond du trou. Leur avenir est incertain et leur saison est déjà en train de leur échapper.
Le Canadien, lui, doit profiter de la situation.
Oubliez les gros titres et les noms prestigieux.
Si Los Angeles ouvre réellement la porte à une vente de feu, Alex Laferrière, « la peste », est le joueur que Kent Hughes va cibler.
