Luc Poirier au secours du CF Montréal? Voilà un scénario que personne n’avait vu venir. Alors que l’organisation de Joey Saputo traverse l’une des pires périodes de son histoire récente, le célèbre homme d’affaires québécois vient d’ouvrir la porte à une possibilité qui pourrait complètement changer l’avenir du club montréalais.
Selon les informations révélées par le journaliste Pierre-Olivier Zappa lors d’une entrevue avec Richard Martineau à QUB, Poirier serait intéressé à acheter le CF Montréal si l’équipe était mise en vente.
Le journaliste lui a directement posé la question après avoir remarqué sa présence dans une loge du Stade Saputo samedi dernier. La réponse a été claire :
« Oui, ça m’intéresse, le CF Montréal m’intéresse. Si le prix est bon, je pourrais le regarder à tout le moins. »
Un peu plus et Luc Poirier nous annonçait qu’il déposait une offre et rien ne confirme que Joey Saputo souhaite vendre.
Cette ouverture arrive au pire moment (ou au meilleur) pour l’actuel propriétaire, Joey Saputo. alors que le club vient de vivre une semaine catastrophique, avec une défaite en finale du Championnat canadien contre Forge FC, suivie d’une élimination officielle des séries de la MLS après une défaite de 2-0 contre Nashville.
Le groupe de partisans 1642MTL a même annoncé qu’il cessait ses activités de soutien jusqu’à la fin de la saison. La colère ne vient donc plus uniquement des amateurs qui critiquent les résultats sur les réseaux sociaux.
Même les partisans les plus engagés commencent à décrocher. Le club a besoin d’un électrochoc, et le nom de Luc Poirier vient soudainement de s’inviter dans la conversation.
Poirier n’est pas un investisseur qui cherche simplement à placer son nom sur une équipe sportive. C’est un homme d’affaires qui a déjà démontré son intérêt pour le sport professionnel au Québec et qui a exploré des projets autrement plus ambitieux.
Tout le monde se souvient de son implication dans le dossier des Nordiques de Québec. En 2017, il avait révélé avoir offert jusqu’à 800 millions de dollars pour acheter les Coyotes de l’Arizona et les déménager à Québec ,mais la LNH ne voulait pas autoriser le transfert.
Depuis, Poirier a continué d’alimenter les discussions entourant le retour du hockey de la LNH dans la capitale. Il a notamment affirmé croire qu’une équipe professionnelle pourrait revenir à Québec d’ici quelques années.
Au-delà du prix d’achat et de l’appui gouvernemental nécessaire pour rendre le projet viable, Poirier avait aussi soulevé un enjeu majeur dans ses discussions entourant le retour des Nordiques : le contrôle de l’amphithéâtre.
Il ne voulait pas se retrouver propriétaire d’une équipe sans pouvoir gérer l’endroit où elle joue. La perspective de devoir composer avec Pierre Karl Péladeau, qui contrôle le Centre Vidéotron, compliquait les choses.
Poirier avait d’ailleurs résumé sa méfiance envers Péladeau qu'il a toujours méprisé :
« PKP étant PKP, ce n’est pas évident de faire des affaires avec lui. »
Son intérêt potentiel pour le CF Montréal ouvre toutefois un tout autre chapitre. Plutôt que de se lancer dans un projet d’expansion coûteux, il pourrait regarder une franchise déjà établie dans un marché majeur, avec un stade, une histoire et une base de partisans qui n’attendent qu’une chose : retrouver une équipe compétitive.
Le CF Montréal est-il devenu une occasion d’affaires?
La question peut sembler brutale, mais les déboires sportifs du club pourraient justement attirer l’attention d’investisseurs qui croient qu’il est possible de redresser la situation.
Le problème dépasse les résultats. Le club a longtemps été critiqué pour ses dépenses limitées sur le marché des joueurs, alors que ses partisans réclament une ambition plus forte.
Qui de plus ambitieux que Luc Poirier?
Il y aurait des Ferrari au pied carré autour du Stade Saputo.
