Alerte transaction: Kent Hughes fait son choix pour le centre québécois

Alerte transaction: Kent Hughes fait son choix pour le centre québécois

David Garel
Le 2026-06-25

Ouch. Hendrix Lapierre envoyé chez le pire ennemi.

Les Capitals de Washington viennent d’envoyer le Québécois chez les Penguins de Pittsburgh en retour d’un choix de troisième ronde en 2027 et d’un choix de cinquième ronde en 2028. Rien de plus. Des peanuts!

Un ancien choix de première ronde est parti pour des poussières.

Cette transaction confirme une réalité dont on parlait depuis longtemps : le Canadien de Montréal ne voulait absolument rien savoir d’Hendrix Lapierre.

Kent Hughes envoie un message cinglant au Québécois et sa famille: je ne te voulais pas... même gratuitement.

Pire encore, il envoie un message sans pitié à toute la LNH: je ne veux pas de vos attaquants indésirables.

Pendant des mois, plusieurs partisans se sont demandé pourquoi Kent Hughes ne profitait pas de la situation. Après tout, Lapierre est Québécois. Il est centre. Montréal cherche justement du renfort à cette position depuis des mois. Sur papier, tout semblait logique.

Dans les bureaux du Canadien, le raisonnement était complètement différent.

Selon nos informations obtenues, Lapierre n'a jamais pas partie des solutions envisagées. Le CH recherchait un joueur capable d’aider immédiatement derrière Nick Suzuki, pas un autre projet de développement dont le plafond a été atteint et qui se fait traiter de flop à qui mieux mieux.

Depuis son repêchage, on annonçait un centre offensif capable d’évoluer dans un top-6 de la LNH. Plusieurs voyaient même en lui un futur fabricant de jeu capable de produire régulièrement.

Quelques années plus tard, cette projection ne correspond plus à la réalité. Son développement n’a jamais pris l’élan attendu. Oui, il possède encore de belles qualités offensives. Oui, sa vision du jeu demeure intéressante. Mais, soir après soir, il n’a jamais réussi à démontrer qu’il pouvait devenir un centre d’impact dans la meilleure ligue au monde.

Il n’est plus un grand espoir. Il n’est pas encore un joueur établi. Il se retrouve dans cette catégorie extrêmement difficile des joueurs coincés entre deux niveaux. Trop fort pour passer sa carrière dans la Ligue américaine. Pas assez convaincant pour qu’une organisation lui confie les clés d’un deuxième trio de façon permanente.

On prend même Owen Beck le plombier de la ligue américaine avant Lapierre. Ouch.

La transaction conclue aujourd’hui vient confirmer cette évaluation de bas-étage.

Pittsburgh a décidé de tenter un pari à très faible risque.

« C’est une excellente transaction à faible risque », a d’ailleurs résumé un recruteur de l'est.

« J’ai souvent vu Lapierre à Hershey dans la Ligue américaine. J’aime le joueur et je pense que sa façon de jouer cadre bien avec les Penguins. »

Les Penguins peuvent se permettre ce pari.

Montréal, non.

Le Canadien est rendu ailleurs dans sa reconstruction. Kent Hughes ne cherche plus seulement de bons jeunes joueurs. Il cherche des joueurs capables de transformer immédiatement son alignement.

Voilà pourquoi son attention s’est portée vers des dossiers comme Mason McTavish, Dylan Larkin, Vincent Trocheck ou d’autres centres établis.

Ou des ailieurs de puissance comme Matthew Knies. Hendrix Lapierre n’a jamais représenté une véritable solution interne aux yeux de l’organisation.

Le plus fou dans toute cette histoire demeure toutefois sa destination.

Washington n’a pas envoyé Lapierre dans l’Ouest.

Les Capitals l’ont envoyé directement chez leur plus grand rival.

Depuis près de vingt ans, Capitals et Penguins représentent l’une des plus grandes rivalités de toute la LNH. Sidney Crosby contre Alex Ovechkin. Deux organisations qui se sont affrontées année après année avec une intensité rarement égalée.

Voir Washington envoyer un jeune Québécois directement à Pittsburgh est un geste qui en dit long sur la place qu’il occupait désormais dans les plans des Capitals.

Lorsqu’une équipe accepte de renforcer un rival historique, c’est rarement parce qu’elle croit encore énormément au potentiel du joueur qu’elle échange.

Washington a tourné la page.

Et Montréal l’avait déjà tournée depuis longtemps.

Finalement, c’est Kyle Dubas qui récupère le billet de loterie.

Le coût est minime.

Le risque est faible.

Et si Hendrix Lapierre relance complètement sa carrière aux côtés des Penguins, Pittsburgh pourra dire qu’il a réalisé un véritable coup de maître.

Mais si son développement continue de stagner, cette transaction sera rapidement oubliée.

Une chose est certaine : le Canadien ne veut rien savoir des flops québécois.

Aujourd’hui, Hendrix Lapierre prend le chemin de Pittsburgh.

Et Montréal regarde simplement le train passer… exactement comme il le souhaitait.