Départ de Jakub Dobes: 4 équipes dans la course
Jacob Fowler et Jakub Dobes. La Presse, capture d’écran-youtube

Départ de Jakub Dobes: 4 équipes dans la course

David Garel
Le 2026-10-27

Le Canadien de Montréal doit arrêter de se poser des questions et prendre des décisions.

Son gardien numéro un pour les dix à quinze prochaines années est Jacob Fowler.

21 ans. Six victoires consécutives. 46 arrêts ce soir. Deux jeux blancs cette saison. Une moyenne de buts alloués de 1,54 et un pourcentage d’efficacité de ,942.

Les chiffres sont complètement hallucinants, et sa prestation de mardi soir à Saint-Louis vient de confirmer ce que de plus en plus de partisans commencent à comprendre : c'est terminé pour Jakub Dobes.

Et pendant ce temps, les partisans du Canadien peuvent commencer à rêver en grand. Fowler est en train de se placer dans une position qui pourrait lui permettre de se battre pour le trophée Vézina, remis au meilleur gardien de la LNH, et le trophée Calder, décerné à la meilleure recrue.

Dobes, lui, sait que son temps est compté. Plusieurs équipes ont contacté le CH à son sujet: les Sharks de San Jose, le Mammoth de l’Utah, les Hurricanes de la Caroline et les Oilers d’Edmonton ont tous contacté le CH pour le gardien tchèque.

Montembeault est indésirable. Dobes a une grosse valeur, malgré son début de saison atroce.

L’absence de Dobes auprès de Fowler pour le féliciter après sa victoire rajoute de l'huile sur le feu.

Dans une équipe qui cherche à bâtir une culture gagnante, les réactions des joueurs comptent. Le Canadien a besoin de coéquipiers capables de reconnaître les performances exceptionnelles de leurs partenaires, même lorsque celles-ci compliquent leur propre situation.

Jakub Dobes avait invité plusieurs membres de sa famille adoptive pour assister à la rencontre. Voilà pourquoi on ne l'a pas vu en train d’aller féliciter Fowler.

Le Tchèque en a ras-le-bol. Pendant que Fowler attire les éloges de ses coéquipiers, Dobes est devenu le rejet grincheux.

Dobes est devenu égoïste et aigri.

La pire décision serait de laisser traîner le dossier pendant des mois alors que Fowler continue de prendre de la place et que le malaise autour du pauvre Dobes soit rendu invivable.

La différence entre Montembeault et Dobes, dans cette situation, est simple : un vétéran peut accepter un rôle de soutien et aider une équipe à gagner, tandis qu’un jeune gardien qui aspire à devenir numéro un peut vivre beaucoup plus difficilement le fait de perdre sa place.

Montembeault est un bon jack. Humble et aucunement arrogant. Surtout, Monty est quelqu'un de sain.

Dobes lui, est un athlète toxique, autant sur la glace où il fait constamment son baveux envers l'adversaire, dans le vestiaire où il envoie promener les journalistes et les fans qui le critiquent et surtout à l'extérieur de la glace, où il se croit tout permis jusqu'aux petites heures de la nuit.

Pauvre gars.

Fowler est le nouveau Carey Price... et est même comaré à Patrick Roy.

Jakub Dobes est comparé à... Jaroslav Halak...

Ouch. Le "one hit wonder" qui devient vite déchu... et indésirable...