Le dossier Connor Hellebuyck vient de prendre une nouvelle tournure, et la situation devient de plus en plus difficile à gérer pour les Jets de Winnipeg.
Selon Elliotte Friedman, de Sportsnet, la suspension du gardien prendra officiellement fin le vendredi 23 octobre. Après avoir perdu près de 900 000 $ en salaire, le triple gagnant du trophée Vézina pourrait donc réintégrer l’organisation dans quelques jours.
Une perspective qui risque de provoquer un sérieux malaise dans le vestiaire. Et un gros à part de ça !
Rappelons que Hellebuyck souhaite quitter Winnipeg depuis la fin de la saison dernière. Le gardien aurait demandé une transaction durant l’été, avant de faire connaître publiquement son désir de partir en août. Faute d’avoir obtenu son échange, il a choisi de ne pas se présenter au camp d’entraînement des Jets.
L’organisation a alors décidé de le suspendre sans salaire, puisqu’il s’était absenté sans avoir reçu l’autorisation du club. Une décision qui a rapidement coûté cher au gardien américain, dont le salaire annuel atteint 8,5 millions de dollars.
Selon les informations rapportées par Friedman, Hellebuyck avait pourtant informé les Jets, le 2 octobre, de son intention de mettre fin à son absence et de rejoindre l’équipe. Winnipeg a néanmoins maintenu sa suspension, en s’appuyant sur les dispositions de la convention collective de la LNH concernant les joueurs qui manquent le camp d’entraînement sans permission.
Le problème, c’est que cette suspension ne pouvait pas durer indéfiniment.
La convention collective prévoit une suspension disciplinaire d’une durée « raisonnable » dans une telle situation. Selon les informations rapportées, les Jets ont donc fixé la fin de la sanction au 23 octobre, soit environ trois semaines après le début de la saison.
Le prix à payer pour Hellebuyck est considérable. Avec une perte quotidienne d’environ 38 660 $, le gardien aura renoncé à plus de 900 000 $ avant la fin de sa suspension. Il s’agit d’une somme qui représente près de 10 % de son salaire annuel.
Toutefois, le véritable problème de Winnipeg ne se règle pas avec un simple retour au travail. Comment les Jets peuvent-ils réintégrer un joueur qui a clairement exprimé son désir de partir? Comment Hellebuyck peut-il retrouver sa place auprès de coéquipiers avec lesquels il ne souhaitait même pas commencer la saison?
Personne ne sait encore comment les deux parties géreront cette échéance. Une transaction pourrait toujours survenir avant vendredi, ce qui permettrait au gardien de rejoindre une nouvelle organisation sans devoir retourner dans une chambre où sa présence risque de devenir une source de tension.
Les Kings de Los Angeles figurent parmi les équipes ayant manifesté de l’intérêt pour le gardien, tandis que les Hurricanes de la Caroline ont également été associés au dossier. Pour l’instant, aucune transaction n’a toutefois été confirmée et le directeur général Kevin Cheveldayoff n’a pas précisé ses intentions.
Le calendrier ajoute une autre dimension à cette histoire. Les Jets doivent affronter le Canadien de Montréal lors de la Classique Héritage, le dimanche 25 octobre. Si Hellebuyck est encore à Winnipeg après la fin de sa suspension, son éventuel retour sur la glace pourrait rapidement devenir un sujet majeur.
Une chose est certaine : les 900 000 $ perdus ne règlent rien. La suspension arrive à son terme, mais le conflit demeure entier. Winnipeg devra maintenant choisir entre trouver une transaction et accueillir de nouveau un gardien qui souhaite partir.
Ça la pas de bon sens...
Vendredi pourrait donc marquer le début d’un nouveau chapitre pour Connor Hellebuyck. Reste à savoir si ce chapitre s’écrira encore à Winnipeg.
Misère...
