Daniel Brière voulait jouer au plus fin avec Kent Hughes. Il réclamait Arber Xhekaj et un choix de première ronde pour Rasmus Ristolainen à la dernière date limite des transactions, comme si le défenseur finlandais était une superstar intouchable.
Le directeur général des Flyers voulait un retour digne d’une vedette établie. Montréal a refusé de payer cette facture complètement déconnectée de la réalité.
Aujourd’hui, pendant que Philadelphie s’enfonce dans le pire départ de son histoire, la situation de Brière devient de plus en plus embarrassante.
Les Flyers affichent une fiche de 0-5-2, n’ont toujours pas gagné un match et n’ont marqué que huit buts en sept rencontres. Brière a perdu son pouvoir de négociation, et Kent Hughes pourrait être en excellente position pour revenir à la charge.
Selon Frank Seravalli, Ristolainen est toujours disponible sur le marché des transactions et le CH est toujours intéressé au défenseur droitier robuste.
Philadelphie n’aurait pas l’intention de lui offrir une prolongation de contrat, ce qui ouvre la porte à un échange avant qu’il devienne joueur autonome à l’été 2027.
Le défenseur droitier possède le gabarit recherché par plusieurs équipes, avec ses 6 pieds 4 pouces et ses quelque 220 livres. Il peut jouer de grosses minutes et apporter une présence physique à une brigade défensive.
Ristolainen n’est pas un défenseur vedette qui va transformer une attaque à lui seul, mais son profil pourrait intéresser une équipe qui cherche du renfort à droite. Le Canadien fait partie des destinations évoquées depuis plusieurs mois, et le besoin de Montréal n’a pas disparu.
Le problème pour Brière, c’est que Ristolainen est encore blessé. Il a été limité à trois matchs cette saison avant de se retrouver à l’écart en raison d’une blessure au haut du corps.
Son historique médical est un facteur majeur dans l’évaluation de sa valeur. On parle d’un défenseur qui peut rendre service lorsqu’il est en uniforme, mais dont la santé demeure une grave préoccupation.
Kent Hughes ne va certainement pas offrir une fortune pour un joueur de 31 ans qui approche de la fin de son contrat et qui passe régulièrement du temps à l’infirmerie. Même si Montréal aime son gabarit et son style, il faut que le prix reflète les risques.
C’est précisément là que le début de saison catastrophique des Flyers change la donne. Une équipe qui espérait poursuivre sa progression après une bonne campagne se retrouve déjà dans une situation inquiétante.
Si les défaites continuent de s’accumuler, Brière pourrait devoir accélérer son virage vers la vente de joueurs. Ristolainen devient alors un actif qu’il faut monnayer à rabais avant de le perdre sans compensation.
Lorsqu’un directeur général doit vendre un joueur qui ne fait plus partie de ses plans à long terme et que toute la LNH le sait, il n’a plus le même luxe d’exiger la lune.
Au printemps dernier, Brière se croyait tout permis en demandant un prix exorbitant. Il pouvait essayer de faire payer Montréal pour un défenseur droitier robuste, sachant que ce profil est recherché dans la LNH.
Mais les circonstances ont changé. Les Flyers sont en crise, leur attaque ne produit rien et les rumeurs de congédiement commencent à circuler, autant autour de Daniel Brière que du coach Rick Tocchet.
Kent Hughes, lui, n’a aucune raison de paniquer. Il sait ce que Ristolainen peut apporter, mais il connaît aussi ses limites. Le Canadien ne sacrifiera pas Arber Xhekaj, encore moins un choix de première ronde pour obtenir ce défenseur.
Si Philadelphie veut réellement passer à autre chose avec Montréal, une offre beaucoup plus raisonnable devra être soumise.
Un choix de deuxième ronde pourrait représenter une base de négociation, selon l’état de santé de Ristolainen.
Brière risque va se retrouver dans une position où il devra accepter beaucoup moins que ce qu’il réclamait. Il a refusé de faciliter les choses lorsque Montréal s’est intéressé à son défenseur en mars dernier.
Il voulait un retour premium pour un joueur qui n’a jamais été une vedette offensive et dont la santé reste fragile. Maintenant, son équipe est au fond du classement et son défenseur est de nouveau blessé.
Le karma est sans pitié.
Le rapport de force n’est plus le même, et Brière n’est plus en position de dicter ses conditions.
Kent Hughes a refusé de se faire plumer une première fois. Et là, il veut plumer Brière à son tour.
Quand ton équipe coule et que ton joueur est blessé, tu ne peux pas exiger le prix d’un roi.
Dans les dents du pauvre Brière. Kent Hughes a encore le dernier mot.
